Dans une lettre publiée le 5 juin dernier par notre confrère de GabonReview, l’écrivain gabonais Benicien Bouschedy a vigoureusement dénoncé les contre-vérités proférées par Laurence Ndong, ministre de la Communication et des Médias, lors de la visite du général président Brice Oligui Nguema à Paris. Les propos de la ministre, vantant un développement prétendument réalisé à l’intérieur du pays, notamment à Malinga, sont sévèrement critiqués par l’écrivain.
Les populations locales attendent du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) un développement tangible et vérifiable de leurs régions. Cependant, selon Benicien Bouschedy, natif de Malinga, les déclarations de Laurence Ndong sont en total décalage avec la réalité. Il fustige cette attitude dans sa lettre ouverte : « Je suis profondément préoccupé par les déclarations trompeuses que vous avez faites à maintes reprises concernant des projets de développement fictifs dans les régions reculées du Gabon, en particulier à Malinga. »
Pour ce fils de Malinga, une localité du département de la Louetsi-Bibaka dans la province de la Ngounié, il est inadmissible qu’un membre du gouvernement manque d’objectivité et diffuse des informations déconnectées de la réalité. « Je vous exhorte, Madame la Ministre, à cesser la diffusion d’informations trompeuses sur des projets de développement fictifs. Ce n’est pas en répétant partout que c’est grâce au CTRI que Malinga et Makongonio ont la radio, internet et la télévision que vous parviendrez à la longévité gouvernementale d’Alain-Claude Bilie-By-Nze. Malinga a des préoccupations plus importantes que cela », a-t-il déclaré.
Benicien Bouschedy souligne que les propos de Laurence Ndong donnent l’impression que Malinga n’a pas de besoins plus urgents. Selon lui, cette localité nécessite des structures hospitalières ; internet et la radio, bien que utiles, ne relèvent pas des réalisations de la Transition. « Les gens se soignent dans des cases de fortune au Congo faute d’équipements médicaux dans la commune (…) Au lieu d’inciter les plus hautes autorités à développer l’intérieur du pays, vous vous félicitez d’avoir installé la radio, internet et la télévision. Quelle absurde volonté d’action ! Malinga a internet depuis l’installation de Celtel, devenu Zain puis Airtel », a-t-il poursuivi.
Nombreux sont ceux dans l’opinion publique qui considèrent cette sortie de Laurence Ndong comme une autosatisfaction déplacée du CTRI, lequel a encore beaucoup à prouver depuis le coup d’État militaire du 30 août dernier.

























