Dans une salle de l’immeuble de la Conférence internationale des marchés des assurances (CIMA) au centre-ville de Libreville, le Secrétaire général de cette institution internationale regroupant 14 pays, Blaise Abel Ezo’o Engolo, a procédé à l’installation de Guy Patrick Yabemba Maïla en tant que contrôleur budgétaire le mercredi 19 juin 2024. La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur national des assurances, Étienne Ramba, et du représentant du DGBFIP.
Le secrétaire général adjoint chargé des Finances a précisé le rôle du nouveau contrôleur budgétaire, Guy Patrick Yabemba Maïla, en se référant aux articles 56 à 59 des règlements financiers et comptables, qui détaillent ses attributions et modalités de nomination.
« Selon l’article 56, le contrôleur financier (budgétaire) est chargé d’assurer le contrôle des actes des recettes et des dépenses pris par l’ordonnateur du budget. À ce titre, il est responsable du contrôle et du visa de tous les projets d’actes d’engagement juridique et comptable ayant une incidence financière sur le budget de la conférence. Il contrôle l’accréditation des gestionnaires de crédit et le respect des convocations budgétaires. Lorsque le contrôleur financier suspend son visa, le secrétaire général peut, dans l’intérêt du service, procéder à une exécution ; dans ce cas, le contrôleur financier vise l’acte d’engagement concerné et en rend compte au président du Conseil, à qui il exige une réquisition délivrée par le secrétaire général pour le dossier », a rappelé le secrétaire général adjoint.
L’article 58 souligne que le contrôleur financier est nommé par le ministre des Finances du pays siège. Il a été nommé le 28 décembre 2023 par le Conseil des ministres présidé par le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Le Secrétaire général de la CIMA, Blaise Abel Ezo’o Engolo, a conseillé au nouveau contrôleur budgétaire de faire preuve de patience, étant donné la diversité des 14 États membres.
Guy Patrick Yabemba Maïla est diplômé de l’Institut de l’Économie et des Finances (IEF), une école sous-régionale. Il est également titulaire d’une Maîtrise en Gestion et Administration des Entreprises de l’Institut des Hautes Études Économiques et Sociales (IHEES) de Casablanca, Maroc. Au niveau professionnel, il était contrôleur budgétaire du ministère de l’Industrie avant d’être promu à la CIMA. Il passe ainsi d’une gestion sectorielle à une gestion internationale couvrant 14 pays africains.

« La CIMA reconnaît le rôle du contrôleur financier, l’ancienne appellation du contrôleur budgétaire adoptée à Bamako le 09 avril 2015. Il est stipulé que ce dernier devrait cumuler cette fonction avec celle de contrôleur budgétaire d’une unité sectorielle, ce qui n’est pas le cas pour le contrôleur financier de la CIMA depuis 2023 », a souligné le nouveau contrôleur budgétaire.
Le contrôleur financier nouvellement installé possède 24 ans d’expérience dans le contrôle financier, le contrôle budgétaire, le suivi des marchés publics et l’audit interne.
Il a félicité son prédécesseur pour avoir initié et géré une unité de contrôle budgétaire malgré des moyens limités dans un pays où tout est onéreux.
S’adressant au représentant du directeur général du Budget, au directeur général des assurances et au Secrétaire général de la CIMA, Guy Patrick Yabemba Maïla a déclaré : « Je dirais simplement que je suis disposé à accompagner le chef de l’État dans sa politique de restauration des institutions, et la CIMA en fait partie en Afrique, regroupant 14 pays ».
La CIMA intervient dans la régulation des assurances dans les États membres d’Afrique centrale et de l’Ouest.
« Son fonctionnement nécessite une révision des textes pour qu’elle s’adapte aux réalités actuelles. [..] pour atteindre ces objectifs, certaines conditions doivent être réunies. Je compte sur l’État gabonais et le secrétariat général pour que le comité des experts du Conseil des ministres de la CIMA prenne en compte les aspects pratiques nécessitant une adaptation des textes », a-t-il déclaré.
Prêt à mettre son expérience au service de la CIMA pour atteindre les objectifs fixés, Guy Patrick Yabemba Maïla a rappelé que « l’efficacité et l’efficience impliquent la conjugaison des moyens humains, matériels et financiers. Effectivement, c’est pourquoi Jean Bodin pouvait dire qu’il n’y a de moyens que d’hommes. L’homme reste au centre de tout développement. Il suffit simplement de le valoriser et de lui donner les moyens qui répondent à vos attentes ».
Ainsi, un homme très expérimenté dans le domaine de l’économie et des finances prend la tête de cette unité de contrôle budgétaire internationale de la CIMA avec 14 pays membres.


























