Le concours d’incorporation au sein des forces de police nationale, tenu le 9 septembre 2023 avec 17,771 candidats, a suscité une vive réaction suite à la publication des résultats le 16 février 2024. Les critiques émergent quant à la transparence des processus, évoquant des parallèles avec les pratiques des années Ali Bongo Ondimba. Les recalés, surtout parmi les plus performants, expriment leur mécontentement, soulignant des incohérences dans les évaluations médicales et morales.
Les chiffres divulgués par le Général de division Serge Ngoma, Commandant en chef des forces de police nationale, indiquent que sur 6,206 dossiers soumis à l’enquête de moralité, seuls 1,642 ont été jugés recevables. Des irrégularités telles que des faux documents, usurpation de nationalité, antécédents judiciaires ont été révélées, justifiant les exclusions.
Or, comment estimer que ces raisons sont tenables lorsqu’une liste officielle des admis comporte des doublons de noms et des vrais recalés proclamés admis à la police nationale? Ce sont autant d’incohérences et d’éléments qui justifieraient que la restauration des institutions a du chemin à parcourir chez nous.
Pour apaiser les tensions, le Général président, Brice Oligui Nguema a étendu le recrutement à 3,000 policiers, s’efforçant de récompenser les méritants. Cette initiative, bien que louable en apparence, soulève des inquiétudes quant à la prévalence du mérite dans le processus de sélection. Les appels à la mobilisation sur les réseaux sociaux sont sévèrement avertis par les forces de police nationale, qui menacent de poursuites légales.
Le Général de Division Serge Herve Ngoma, commandant en chef de la police nationale, appelle à la responsabilité et au respect du cadre légal dans tout acte de contestation des résultats du concours de recrutement, soulignant l’importance de maintenir l’ordre public.
Dans tous les cas, ce concours national d’incorporation à la police nationale a été tout sauf un processus transparent. Dans l’opinion, on reste dubitatif quant à la promotion du mérite sous le règne de la transition.











































