La ministre Camélia Ntoutoume Leclercq a été accusée de promouvoir l’homosexualité dans les écoles lors de la prise de pouvoir du CTRI. Cependant, les faits montrent que le projet sur la santé sexuelle de la reproduction en milieu scolaire date de 2012, bien avant le mandat de Camélia Ntoutoume Leclercq au gouvernement. La campagne médiatique est basée sur des allégations infondées.
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Le projet sur la santé sexuelle et de la reproduction en milieu scolaire n’est pas l’initiative de Camélia Ntoutoume Leclercq, mais de l’actuel président du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) de la Transition.
En effet, en 2012, Séraphin Moundounga était le puissant ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et Technique, de la Formation professionnelle, de la Recherche scientifique, chargé de la Culture, de la Jeunesse et des Sports du régime d’Ali Bongo Ondimba. Parmi les personnalités influentes du gouvernement de l’époque, il avait initié des réformes majeures dans le secteur de l’Éducation nationale dans la discipline Science de la Vie et de la Terre.

Ces réformes ont conduit à l’élaboration d’un manuel intitulé « Guide de formation des élèves en santé sexuelle et de la reproduction » en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et le ministère de l’Éducation nationale via l’Institut pédagogique national (IPN).
Ce document d’environ 178 pages a même été préfacé par le ministre Séraphin Moundounga.
Il est vrai qu’après le mandat de Séraphin Moundounga à la tête dudit ministère, plusieurs ministres se sont succédé, mais ils n’ont pas opéré dans un contexte où Sylvia Bongo Ondimba était devenue « le véritable président du pays ».
À la lumière des efforts déployés par l’ancien ministre de l’Éducation nationale, il est surprenant de constater cet acharnement contre l’actuelle ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq.
Une campagne de dénigrement s’organise contre la ministre, axée sur la question de la santé sexuelle et de la reproduction, plutôt que sur son bilan à la tête du ministère qu’elle gère.
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De la presse aux citoyens, jusqu’aux hommes d’église devenus des activistes opposés à la présence de Madame Camélia Ntoutoume Leclercq à la tête de l’Éducation nationale, sur la base d’informations fallacieuses.

Le Prophète Béni Ngoua Mbina est même devenu le porte-étendard de cette campagne de dénigrement, allant jusqu’à diffuser des vidéos la qualifiant de personne au service de Satan. Des expressions rabaissant sa personnalité et sa notoriété sont le fer de lance de la campagne de l’homme d’église, bien qu’il puisse avoir des fidèles proches de la ministre ou même parmi ses propres fidèles. S’agit-il d’une révélation dans son rôle de pasteur ou des propos devenus ceux d’un activiste aujourd’hui ?
De nombreux Gabonais savent que le Prophète Béni Ngoua Mbina est également originaire de la Nyanga et de la même ethnie que l’auteur de ce manuel. En aucun cas, l’ancien ministre de l’Éducation n’a été cité dans ses nombreuses diatribes. Que peut-on conclure d’un tel comportement ?
En sa qualité de ministre du culte, aurait-il cherché à se rapprocher de la ministre de l’Éducation nationale pour s’informer de la situation ?
L’attitude de l’homme d’église donne l’impression qu’il serait en connivence avec tous ceux qui ont désormais pour projet de société phare le départ de Camélia Ntoutoume Leclercq de l’Éducation nationale, non pas en raison de ses résultats, mais parce que sa personne dérange certains qui veulent attirer l’attention du CTRI pour émerger.


























