Ce samedi 25 novembre 2023, le Centre de rééducation Mot à Mot, en partenariat avec le groupe EM Gabon-Université et le département des sciences du langage de l’université Omar Bongo ont organisé une journée d’étude sur la remédiation du langage dont le thème était « Les pathologies du langage et leur prise en charge au Gabon », en présence du ministre de la Santé et des Affaires sociales, le Pr Adrien Mougougou de sa ministre déléguée, François Makaya veuve Mbou et du directeur général de la CNAMGS, Séverin Maxime ANGUILE, du Directeur général du groupe EM-Gabon Uni, Pr Franck Idiata, des étudiants et parents d’élèves.
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Il s’agissait pour les experts et professionnels du langage de voir quelles stratégies et mécanismes appropriés mettre en place pour une meilleure prise en charge des personnes en situation de handicap.
« Nous sommes réunis aujourd’hui pour un moment d’échange tout en partageant nos expériences, nos connaissances, chacun de nous est pour la plupart spécialiste de la prise en charge des sujets présentant des troubles oral et écrit et plus précisément des troubles de l’acquisition du langage. Je vous souhaite la bienvenue et vous souhaite un agréable moment parmi nous », a déclaré Monique Mozogo, la fondatrice du Centre Mot-à-Mot.
Dans les locaux du Centre de rééducation Mot à Mot, il s’agissait, en autres, de répertorier les nombreux troubles du langage, comme les troubles neurologiques qui résultent d’une atteinte organique et qui peuvent se traduire par l’aphasie, (difficulté à parler); les troubles psychopathologiques causés par une affection mentale (manie, psychose, schizophrénie, etc.) et bien d’autres.

Cette démarche a mis en lumière quatre principaux axes menant à une prise en charge efficace, il s’agit de :
Faire un état des lieux des connaissances sur les pathologie du langage au Gabon;
Faire un état des lieux de la prise en charge des pathologies du langage au Gabon par les hôpitaux et les institutions spécialisées;
Faire un bilan des travaux réalisés en sciences du langage, en didactique du français et en psycholinguistique au cours de la dernière décennie;
Partir de ce bilan pour élaborer un projet de politique nationale de prise en charge des enfants atteints d’une pathologie du langage au Gabon.
Plusieurs travaux en ateliers ont été organisés. C’est le cas par exemple du panel 2 dédié à la prise en charge des pathologies du langage par l’orthophonie en se basant sur le cas du Centre Mot-à-Mot et les intervenants étaient Monique Mozogo et Marylen Redimbina Mpuma.

Dans la lancée du même panel, trois étudiantes venues de l’Institut de formation en ergothérapie de l’Université de Renne 1, notamment, Jeanne Chiron, Margaux Castori et Maëlie Domange ont exposé sur la place de l’ergothérapie dans la prise en charge des déficiences du langage.
Le Pr Jean Bernard Makanga Boulingui de l’Université Omar Bongo a exposé sur la trisomie 21 et son incidence sur le développement du langage. Quant au Dr Mexent Rodrigue Sesset-Lossa de EM Gabon-Université a entretenu l’assistance sur les troubles du langage dans l’autisme, tous se sont exprimés dans le cadre du panel 1.
Le Dr Olivia Binganga du département des sciences du langage de l’université Omar Bongo s’est exprimé sur le Master Pathologies du langage et remédiation dispensé au sein de leur établissement.
Le ministre de la Santé et des Affaires sociales, le Pr Andrien Mougougou a salué les efforts de Monique Mozogo, qui ne ménage aucun effort pour soutenir cette frange de la population gabonaise, depuis des années. Dans son propos de circonstance, la Fondatrice de Mot-à-Mot n’a pas manqué de souligner au ministre la nécessité d’un personnel d’appui de la part de l’Etat.
« La préoccupation qui est la nôtre est d’accompagner ces personnes vivant avec un handicap. Des gens qui méritent aussi leur place dans la société. Là, cela m’a paru particulièrement intéressant parce qu’il s’agit de quelque chose qui se fait dans un contexte transdisciplinaire mais associant le public au privé. Le public, il est là par l’accompagnement de la CNAMGS à ce sujet par le truchement des filets sociaux. Le public, il est là par la formation donc notamment par le département de sciences du langage de l’Université Omar Bongo. Et le privé encouragé dans cette initiative de madame Mozogo pour ce site, qui a décidé de prendre tout son temps et tous les moyens qu’elle a eus en sa possession pour accompagner cette tranche de la population gabonaise« , a déclaré le ministre de la Santé et des Affaires sociales, le Pr Andrien Mougougou.











































