Selon l’information communiquée par notre confrère de Gabon Actu, le journaliste et rédacteur en chef du journal en ligne Médias 241, Freddy Moussounda serait actuellement dans les geôles de la Direction générale des Services spéciaux (DGSS), selon notre confrère.
Freddy Moussounda, le rédacteur en chef de Médias 241 dans une garde à vue de 3 jours, que lui reproche-t-on ? C’est la question qui taraude les esprits étant donné que les journalistes n’ont plus vocation à être convoqués dans les services judiciaires ou autres structures carcérales.
Freddy Moussounda, on le sait, est un proche de l’ancien porte-parole du président de la République, Jessye Ella Ekogha. Ce dernier faisant partie de la Young Team a été placé sous mandat de dépôt pour détournement massif des deniers publics, de malversations financières internationales en bande organisées, de faux et usages de faux, de falsification de la signature du président de la République, de corruption active et de trafic de stupéfiant.
Toutefois, en qualité de journaliste, on ne peut comprendre sa détention préventive à la DGSS. En quoi les activités de son chef le concerne?
Pour Gabon Actu, notre confrère serait entendu comme témoin dans le cadre des enquêtes ouvertes par les autorités de la transition pour démanteler les agissements de la Young Team et autres personnalités de l’ancien régime.
En effet, notre confrère Gabon actu a rappelé le texte qui régit la gestion des journalistes en cas de délit » la loi N°019/2016 du 09 août 2016 portant code de la communication en République gabonaise dans son tire V consacré aux dispositions répressives n’a pas prévu de peine de privation de liberté pour un journaliste dans le cadre de ses fonctions. Seules sont prévues, les sanctions administratives et pécuniaires »
Si aucune source ne confirme l’arrestation ou la garde à vue de notre confrère, la lettre des organisations de défense de la liberté de la presse affirme que « le journaliste Freddy Moussounda est détenu depuis 3 jours dans les cellules de la Direction générale des services spéciaux (DGSS) », a-t-on pu lire.
Cette détention d’un journaliste au plan légal ne s’explique pas. Outre cet aspect, le président de la Transition Brice Oligui Nguema a promis aux journalistes qu’ils vont travailler librement sous sa présidence de la Transition sauf qu’il faut que leur information ne soit pas du « Kongossa » fabriqué au quartier.
Dans la même veine de l’intervention du général Oligui Nguema, il avait promis augmenter la subvention d’aide à la presse à 500 millions et doter chaque rédaction des médias reconnus légalement au ministère de la Communication d’un moins un véhicule pour bien travailler. Tout cela n’est pas encore concrétisé et voilà qu’un journaliste est jeté au gnouf. Que doit-on comprendre ? A chacun sa réponse. Wait and see disent les anglophones.

























