Collectif des sages et le collège des notables et dignitaires du Gabon, après avoir été reçus le lundi 20 août 2023, par le chef du bureau des Nations unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), ont, à nouveau, appelé ce mercredi 23 août 2023, à une transition pacifique, le retrait de la candidature du candidat d’Alternance 2023, Albert Ondo Ossa, d’une élection présidentielle pipée d’avance avec les réformes du Centre gabonais des élections (CGE), sans manquer de critiquer le rôle joué par le France pour maintenir les Bongo au pouvoir.
Pour le Collectif des sages, notables et dignitaires de la nation, Albert Ondo Ossa doit retirer sa candidature pour favoriser la transition pacifique pour laquelle il avait milité en 2016, car pour eux le CGE et la France des réseaux ont déjà soutenu le maintien des Bongo au pouvoir. Il ne sera pas le premier homme politique gabonais à qui la France a prétendu soutenir, car ce fut le cas de Pierre Mamboundou et André Mba Obame. Aujourd’hui, tous les deux sont partis dans des conditions non élucidées.
Pour le Collectif des sages, le collège des notables et dignitaires du Gabon : «une insurrection ne sera profitable, ni à la France, ni au Gabon. Ce n’est qu’après cette transition pacifique que le Gabon pourra renouer avec les élections », ont-ils recommandé.
Pour le Collectif des sages, le collège des notables et dignitaires du Gabon, le président de la France a soutenu la situation du Gabon sous un « œil goguenard » au point où il se retrouve dans : « une déliquescence jamais égalée dans un autre pays ».
«La France des réseaux cautionne et protège contre la vie des peuples des dictateurs qui se taillent des constitutions à leur image pour empêcher toute alternance. Le cas du Gabon est là pour lui rappeler qu’il a sous le coude les résolutions pertinentes du parlement européen. La responsabilité personnelle du président de la France risque d’être engagée sur d’éventuels massacres qui surviendraient dans notre pays»
Le double jeu de l’ONU face à la situation du Gabon
Pour ces sages, qui ont été reçus par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale et Chef de l’UNOCA, Abdou Abarry, l’instion des Nations unies est responsable de la situation actuelle du Gabon.
Ils ont rappelé clairement cela à Abdou Barry : « Si tu es neutre en situation d’injustice, tu as choisi le camp de l’oppresseur ».
Dans la même veine, ils ont ajouté : « le double jeu de l’ONU, qui au lieu de se contenter réellement à la prévention des conflits, se contente de venir jouer aux pompiers dans des missions de paix illusoire », a-t-il déclaré avant de citer les cas du Congo post indépendance, de Centrafrique, de Côte d’Ivoire, du Rwanda et du Mali sont là pour rappeler le caractère hypocrite et sournois de la fameuses communauté internationale. Pour le Collectif et le Collège si par réve la Cour constitutionnelle reconnaissait la victoire d’Albert Ondo Ossa, il déclencherait nécessairement une transition pour tout mettre à plat.


























