Un groupe d’officiers supérieurs de l’armée gabonaise a renversé le régime d’Ali Bongo Ondimba juste quelques minutes après avoir triché les élections en s’auto proclamant vainqueur de la présidentielle du 26 août 2023 avec un score de 64, 27% , face à son adversaire Albert Ondo Ossa, qui avait pourtant le soutien d’une bonne partie du corps électoral.

Le régime Ali Bongo Ondimba est désormais une page tournée de l’histoire du Gabon. Après 14 ans de règne sans partage et avoir triché la dernière élection présidentielle face à Albert Ondo Ossa, comme il l’a fait avec Jean Ping en 2016, Ali Bongo Ondimba a été renversé ainsi que toutes les institutions dont il était l’incarnation, par un groupe d’officiers supérieurs réuni au sein du Comité de transition pour la restauration des institutions (CTRI).
Pour le Commandant Manfoumbi qui était entouré de ses frères de plusieurs forces de Défense et de sécurité, notamment de la Gendarmerie, la Garde républicaine, la police, l’armée de terre, de l’air etc. Ils reprochent à Ali Bongo Ondimba dans leur déclaration faite juste après la proclamation des résultats par Michel Stéphane Bonda de mettre la Gabon en danger pourtant havre de paix. Pour les officiers supérieurs, Ali Bongo Ondimba a orchestré : » une grave crise institutionnelle , politique, économique et sociale. Aussi, force est d’admettre que l’organisation des échéances électorales dîtes élections générales du 26 août 2023 n’a pas rempli les conditions d’un scrutin transparent , crédible et inclusif tant espéré par les gabonaises et les Gabonais », ont-ils déclaré.
Pour ces officiers supérieurs de l’armée gabonaise, qui ont renversé Ali Bongo Ondimba, après qu’il ait triché aux élections à l’élection présidentielle, il a mis en danger le pays. » A cela s’ajoute une gouvernance irresponsable et imprévisible qui se traduit par une dégradation continue de la cohésion sociale risquant de conduire le pays au chaos « , ont-ils regretté.
Élections générales non démocratiques
Face à des élections générales non démocratiques pipées de bout en bout par Ali Bongo Ondimba, son parti politique le PDG et la bénédiction des institutions soumises à sa cause, ils préféré les annuler et dissoudre toutes les institutions.
« A cet effet, les élections générales du 26 août 2023 ainsi que les résultats tronqués sont annulés. Les frontières sont fermées jusqu’à nouvel ordre. Toutes les institutions de la République sont dissoutes, notamment le gouvernement, le Sénat, l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle, le Conseil économique, social et environnemental, le Conseil gabonais des élections », ont-ils annoncé.
Aucune inquiétude à se faire
Les officiers supérieurs de forces de Défense et de sécurité ont rassuré le peuple gabonais, les communautés étrangères sur son territoire et la communauté internationale à garder le calme et la sérénité.
« Nous appelons la population, les communautés des pays frères installées au Gabon ainsi que les gabonais de la diaspora au calme et la sérénité. Nous réaffirmons notre attachement au respect des engagements du Gabon vis-à-vis de la communauté nationale et internationale », ont-ils demandé.
Désormais Ali Bongo Ondimba n’est plus le président de la République du Gabon après avoir géré 14 ans le pays avec des exclusions criardes, des règlements de compte et un sous-développement entretenus. L’opinion a déjà un regard fixé vers l’horizon pour connaître la suite des événements.










































