A l’heure du bilan et de la quête d’un troisième mandat, peut-on dire que le binôme de l’exécutif pourra apporter une émergence au terme d’un troisième mandat à la tête du Gabon alors que pendant 14 ans les Gabonais ont peiné à reconnaître qu’ils sont des habitants d’un pays très riche ? Poser la question, c’est déjà y répondre au regard de l’impossibilité des populations de l’Ogooué Ivindo et du Haut-Ogooué à rallier le reste du pays par voie terrestre. En effet, la province du président de la République, Ali Bongo Ondimba et celle de son Premier ministre, Alain Claude Bilie-By-Nze, sont un véritable calvaire d’accès par la route qui est dans un état très lamentable.
C’est la croix et la bannière pour aller de Franceville à Libreville, en passant par Makokou par voie terrestre et le dire ne fait de personne un opposant ou un anti-système mais tout simplement un citoyen revendiquant ses droits en étant originaire du pays le plus riche d’Afrique, selon les données de la Banque mondiale.
La route qui sépare donc les provinces du binôme de l’exécutif est dans un état pitoyable, car les chauffeurs, même les plus rapides, la parcourent en 10 heures pour 250 Km.

En partant d’Okondja pour Ovan à 9h00, le chauffeur le plus rapide finit par arriver dans la dernière ville citée à 19h30, sur un linéaire de 350 Km. Il s’agit donc de la seule route qui relie les deux provinces ressemblant plus à une piste d’éléphants qu’à une voie en latérite normale. Le linéaire Makokou Ovan est de moins de 100 km mais les programmes gouvernementaux n’ont jamais pu le bitumer. Que peut-on donc attendre de la route de Mbigou, Mekambo etc ?
Cependant à l’heure du bilan, il sera très difficile de justifier qu’on ait eu 3000 milliards de FCFA comme budget annuel sur 14 ans et avoir une telle route entre la province du président de la République et celle de son Premier ministre.
Selon nos investigations, plusieurs compatriotes de l’Ogooué-Ivindo semblent avoir déjà jeté leur dévolu sur le candidat naturel, moins que dans la province du Haut-Ogooué. Elle aurait décidé de prendre ses distances avec la candidature de leur fils.

























