16 ans et 6 mois déjà que les ex-agents de Gabon poste sont sans leurs droits. Ils étaient au nombre de 800 lors de la liquidation. Aujourd’hui, après plus d’une décennie, une centaine d’agents sont décédés sans bénéficier du plan social.
Le lundi 26 décembre 2022, à l’avenue Rose Francine Rogombe, sous l’arbre à palabre, dans le troisième arrondissement ils se sont mobilisés pour la même cause et attendent toujours à la mise en œuvre du plan social.
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Ce matin, les ex-agents de Gabon Poste étaient vêtus de blanc, près de 100 personnes. Elles sont venues suivre l’évolution de leur dossier. On peut croire que le Chef de l’Etat Ali Bongo est au courant du dossier et a certainement tranché. Peut-on croire. Mais pour l’exécution de l’ordre, la mise en œuvre, les agents du ministère du Budget sont lents ce qui peine à lancer le plan social, tant attendu pour soulager ces hommes et femmes. Tous, ou presque, sont dans les 60 ans qui vivent au quotidien ce calvaire.

Le porte-parole monsieur Jacques Ikapi a décrié la mise à mort de Gabon poste : » Les gens nous ont fait du mal. Ils n’arrivent plus à nous regarder en face et vous les connaissez tous », s’est t-il indigné, avant de rajouter : » ce sont nos parents à tous. Je vous donne leur nom ici, pas parce que je suis contre X ou Y mais c’est la vérité. C’est des criminels de guerre; ils ont fait en sorte que nos enfants ne partent plus à l’école. Ils ont fait en sorte que les postiers divorcent. Ils ont fait en sorte que nos enfants n’aient pas de cadeaux de Noël. Nous sommes dans la paupérisation, c’est-à-dire que nous avons atteint le bas fond, on a du mal à payer les charges, le pain n’en parlons pas « , a t-il regretté et a appelé à une forte mobilisation pour donner un coup d’accélérateur au plan.
L’exécution des legs : » nous sommes à 800 agents de Gabon Poste liquidé. Il se trouve qu’aujourd’hui, nous ne pourrons plus dire que nous sommes 800. Nous avons perdu prés de 100 collègues. Pour l’héritage, il y a des gens, cela veut dire un veuf, une veuve ou les enfants qui vont se trouver du côté du tribunal avec un papier, une ordonnance pour les mandataires afin de venir légalement à la succession parentale « , a t-il déclaré.
Toutefois, ils ont interpellé les plus autorités pour qu’elles puissent réagir et régler la situation avec diligence. » Nous attirons l’attention des plus hautes autorités pour qu’elles sachent que nous ne sommes toujours pas payés.
Le président de la République a donné des instructions fermes mais lorsqu’il s’agit de l’exécution, les choses sont bloquées. Nous ne pouvons pas comprendre que depuis que le dossier est arrivé au ministère du budget, depuis le 4 octobre jusqu’à présent. Nous ne comprenons pas pourquoi il n’y a toujours pas de solution à ce dossier depuis 16 ans « , a-t-il regretté.
En espérant voir leur situation trouver une solution, ils restent unis dans la prière. Croyons que d’ici mi-janvier, leurs droits seront versés pour résoudre les problèmes urgents.
La scolarisation des enfants, reprendre une vie normale, vivre décemment et prendre soin de leur santé, à plus de 60 ans d’âge au moment où les maladies apparaissent, sont des situations compliquées.
Demain, ils vont reprendre la même démarche jusqu’à obtenir gain de cause et le chef de l’État Ali Bongo Ondimba les verra et se posera des questions.

























