Plus d’une quarantaine ex-agents de Gabon Poste vont passer Noël sans argent et se sont mobilisés pour monter au créneau, le vendredi 23 décembre 2023, dans le troisième arrondissement à l’avenue Rose Francine Regombe de Libreville, pour d’annoncer le mode de calcul de leurs droits après la liquidation en 2006 de Gabon Poste et Gabon Telecom, 16 ans après ils attendent leur plan social.
Le Gouvernement avait commis le cabinet (Décision analysif) pour donner le format de la liquidation en ce qui les concerne, 16 ans après à quel niveau est le plan social des ex-agents de la poste ?
Les ex-agents parlent de liquidation à géométrie variable pour les deux entités, Gabon Poste et Gabon Telecom. Un protocole d’accord stipulait que les entreprises allaient verser les indemnités de licenciement : « 16 ans après, il se trouve que ces liquidations sont fait à géométrie variable, c’est-à-dire que Gabon Telecom a eu 60 mois de salaire brut pour la première vague, 36 mois pour 2ème vague et 24 mois pour la dernière vague. Or, en ce qui nous concerne, nous, nos droits ont été galvaudés, parce que simplement on nous a payés les droits légaux. Mais ils n’ont pas bien calculé. Nous ne connaissons pas le mode de calcul qu’a utilisé le comité de privatisation. On nous a juste tendu des documents, on a payé comme des élèves sur la base d’une liste », a déclaré monsieur jacques Ikapi le porte parole du collectif des ex-agents de Gabon Poste.

Mais 16 ans après, les lignes ne bougent pas. « C’est pour cette raison que les agents se sont mobilisés pour créer un collectif que nous sommes. Ce collectif a fait des pieds et des mains pour saisir les instances supérieures, c’est-à-dire la Présidence de la République, la Primature, les ministères concernés, notamment le ministère de l’économie, le ministère du budget, le ministère de la communication. Mais 16 ans après, nous n’avons toujours pas eu de réponse positive. Il a fallu attendre le Gouvernement dans le cadre de sa loi de finances rectificative en juillet 2022. Nous avons vu une indication qui parlait qu’il fallait liquider les plans sociaux », a affirmé le porte-parole monsieur Jacques Ikapi.
Face à cette situation, ils ont saisi le coordinateur des affaires présidentielles mais, sans aucun résultat jusqu’ici. « Nous avons saisi le coordinateur général des affaires présidentielles qui nous a reçus et envoyé nos documents à la taskforce. Nous avons été auditionnés au niveau de la taskforce. Ils nous ont donné raison. Après, nous sommes allés du côté de l’Anave ( agence nationale de vérification) qui nous a auditionnés. Nous avons déposé un certain nombre de documents. Nous avons eu une séance de travail avec cette agence, il faut dire que le vérificateur général et ses équipes ont pris notre dossier. C’est ce qui fait que le dossier est au niveau du ministère du budget depuis le 4 juillet et les lignes ne semblent pas bouger. C’est pour cette raison que vous nous voyez tous là. C’est pour donner un coup d’accélérateur à cette situation », se désole l’ex-employé de Gabon Poste monsieur Jacques Ikapi.
Les ex-agents disent vivre des moments très difficiles. « Nous sommes des Gabonais socialement et économiquement faibles. Le président de la République avait dit dans l’une de ses déclarations : « Je ne serais heureux que lorsque les Gabonais seront heureux » mais nous constatons tout simplement qu’aujourd’hui nous sommes dans la précarité, nous vivons la polarisation. Nos enfants ne sont pas scolarisés voyez-vous nous nous approchons des fêtes de Noël, c’est déjà Noël demain. Ils n’auront pas droit au cadeau de Noël. 16 ans avant nos enfants étaient scolarisés, aujourd’hui, ils ne le sont pas. Et de fait : « A cause de cette situation, nous avons perdu 100 collègues qui n’ont pas eu ce plan social. Nous espérons que les choses aillent plus vite pour notre plan social », a t-il conclu.
Pour le moment, ils vont encore attendre jusqu’à la semaine prochaine pour être reçus par les autorités compétentes, à cet instant tous les hauts cadres assistent au congrès du PDG au stade Sino-Gabonais d’Agondjé.


























