L’économiste chevronné et ancien ministre d’Omar Bongo Ondimba, Albert Ondo Ossa a profité des festivités de la célébration du 62e anniversaire de l’indépendance du Gabon pour s’exprimer à la presse le 13 août 2023 sur « Le Redressement du Gabon » qui passe par une transition de 12 à 24 mois qui met à l’écart Ali Bongo Ondimba et son adversaire de 2016, Jean Ping.
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Pour l’ancien ministre d’Omar Bongo Ondimba, une concertation visant à la transition s’impose au peuple gabonais car il faut « restaurer la dignité et la fierté au peuple gabonais ». Cette restauration passe par le fait que ceux qui ambitionnent à diriger le Gabon doivent avoir un comportement irréprochable sur le plan de la rigueur et de la probité intellectuelle et morale car l’exemple doit venir d’en haut.
Au regard des faits, « on nous a comprimé pendant 50 ans » et la solution est qu’«on en sorte». Les conséquences relatives à cet emprisonnement est que «trop de sang a coulé inutilement dans notre pays».
Le modus operandi du professeur Ondo Ossa pour un véritable redressement du pays
Pour l’économiste universitaire, chaque Gabonais conscient des enjeux de libération de son pays doit contribuer , à concurrence de ses moyens pour faire élire son candidat président de la République sans attendre de lui des tee-shirts, les cartons d’ailes de dindons.
La deuxième étape de sa méthode consiste à trouver des solutions, des solutions concertées autour de ceux qui ont pillé l’argent public, qui ont tué les Gabonais et surtout la gestion de la famille Bongo qui a fait tant de mal aux Gabonais.
Concertation, consensus et transition : une solution adaptée
S’agissant du consensus et de la concertation nationale, ils s’imposent à nous : « sinon, le pays sombre ».
La concertation n’est pas synonyme de « roublardise, manipulation, intimidation et encore moins corruption des leaders et des acteurs, ce temps est passé ! », a rappelé l’universitaire.
Par ailleurs, elle permettra d’obtenir le départ sans heurts du président Ali Bongo d’une part, le redressement du pays, dont le préalable est une transition de 12 à 24 mois, d’autre part.
Pour l’ancien ministre d’Omar Bongo, la transition se porterait mieux avec un président de la transition neutre (qui ne sera ni Jean Ping ni Ali Bongo. Il faudra aussi dans la même veine dissoudre le parlement et mettre en place une assemblée de la transition composée de soixante (60) membres.

























