Les entrepreneurs gabonais connaissent des difficultés pour faire croître parfois dû à un manque des capitaux et pour ce faire la Fondation pour les initiatives populaires (FIP) a été mise sur pied ce 18 juillet 2022 à Akanda afin de les financer. Sous l’impulsion du ministère du Commerce et des petite et moyennes entreprise (PMI), le Directeur de cabinet du ministre Yves Fernand Manfoumbi
La Fondation pour les initiatives à l’instar de nombreuses structures dans les autres pays africains, comme en Afrique du Sud avec Small Business Growth Trust Fund « Fonds d’affectation spéciale pour la croissance des petites entreprises » et d’autres dans le pays, vient financer les entrepreneurs gabonais.
Cette vision est en phase avec la vision prônée par le ministère des PME-PMI. « Au moment où notre pays traverse une crise économique sans précédent, il est plus que jamais important et utile que les initiatives privées viennent en appui aux politiques du gouvernement central pour créer les synergies nécessaires au développement harmonieux de notre pays. C’est le sens de mon implication dans cette initiative louable, qui ancre et positionne son action dans la société dans la société civile gabonaise », a déclaré le ministre des PME-PMI, dans un discours lu par son directeur de cabinet, M. Yvon Fabrice Mombo.
Pour Théophile Mbore, directeur exécutif de la FIP, il est question de développer un réseau d’entrepreneurs gabonais qui manque criardement au pays.
« Association apolitique à but non lucratif (…) la Fondation a pour objectif de permettre aux Gabonais de se réapproprier leur économie en permettant à chacun, sans autre critère que celui d’avoir une idée répondant au 3 P (proximité, précarité, pérennité), et ce, où que l’on soit, dans le fin fond du Gabon ou dans quelque ville que ce soit à l’étranger », a insisté le directeur général de la Fondation. « Nous n’avons effectivement pas oublié nos frères et sœurs de la diaspora gabonaise, qui regorge de talents et qui ont tant d’idées pour un mieux-être de l’économie nationale », a déclaré Théophile Mbore.
Un concours pour être sélectionnés parmi les bénéficiaires
Pour sélectionner les porteurs de projets éligibles à ces financements, un concours sera organisé la semaine prochaine. Cependant, les bénéficiaires devront être membres de la fondation, « ce qui est gratuit. Il faut qu’ils montrent également leur implication et leur engagement en donnant une contribution de 1000 FCFA », explique Théophile Mbore. Il faudrait également que ces entrepreneurs gabonais soient inscrits sur l’application RISE UP Gabon, disponible sur Play Store dès demain.
Ces projets sélectionnés vont être financés par les fonds issus de la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) des entreprises notamment.
Théophile Mbore précise que « ce n’est pas nous qui disposons des financements. C’est une commission constituée des membres de la fondation, mais aussi du ministère, de la société civile, des banques, des assureurs… ».
La société civile apporte sa caution, par la voix de Geoffroy Foumboula, porte-parole du Copil citoyen, estime que le Gabon est le seul pays d’Afrique où les premières fortunes ne sont pas autochtones. « Derrière, il y a un véritable blocus, un véritable mécanisme qui est mis en place. Car, les Gabonais ne sont pas paresseux et ne manquent pas non plus d’initiatives », a-t-il estimé.
C’est une initiative qui ne va pas manquer de preneurs au regard du refus constant de nombreuses banques nationales à financer les projets malgré leur surliquidité.


























