Rien ne va plus à IPI9, l’un des premiers fournisseurs internet au Gabon vers le début des années 2010. Depuis 2 semaines, les employés sont vent debout car ils revendiquent 8 ans de salaires non payés entièrement et des prélèvements pensions (CNSS) non reversés.
Le fournisseur d’Internet IPI9 qui revendiquait près de 45 000 abonnés en 2013 a vu presque toute sa clientèle disparaître avec l’arrivée de l’opérateur internet Canal Box et Moov Africa Gabon qui a renforcé sa qualité de service. IPI9 n’a pas su investir avec le portefeuille client qu’il avait.
Ainsi, la possibilité unique d’avoir un modem mobile connectable dans tout Libreville et ses environs a disparu car l’entreprise ne payait pas ses fournisseurs comme Moov Africa Gabon Télécom. Le service client le plus réactif a disparu car pour être servi il fallait parfois appeler 5 à 8 fois dans la même journée. Le débit s’est effrité au fil des années.

Aujourd’hui le chapelet des revendications est très long:
1. Le premier licenciement économique a eu lieu en 2018, plus de la moitié des employés, juste une trentaine est restée.
2. Depuis 2014 la CNSS est prélevée dans les salaires mais non reversée au autorités compétentes. En 2022, on capitalise 8 ans sans CNSS.
3. Depuis 2018 pas de salaires payés entièrement. Payer par vague ou par pourcentage après des arriérés de 2 à 3 mois d’impayés. Le salaire est payé en 2 ou 3 fois au bout de 2 ou 3mois, parfois par pourcentage. Certains 50 000 FCFA, 80 000 F CFA, 100 000 CFA ou 150 000 CFA.
5. Certains aujourd’hui cumulent en ce jour près de 5 mois de salaires impayés comme arriérés.
6. Au regard de la situation, la direction a informé sur la diminution de salaire de l’ordre de 60% et la suppression de certains postes alors que les salaires ne sont pas conséquent.
7. Un arrangement de départs volontaires pour éviter une deuxième vague de licenciements économiques avec toute la paperasse et son impact du fait de créanciers.
8. Il n’y a rien eu de payé comme indemnité de départ volontaire du mois d’octobre à maintenant alors même que les administrateurs avaient décidé d’accompagner les départs volontaires et ont précisé qu’ils investiraient plus dans la structure et garantiriraient les salaires de ceux qui restent.
Dans tous les cas, la sérénité n’est pas prête à revenir de ce côté là.


























