Ce jeudi 7 janvier 2022 le journal d’information en ligne 7 Jours Info a été suspendu de parution pendant un mois. Notre confrère subi les foudres de la Haute autorité de la communication (HAC) pour avoir critiqué Ali Bongo Ondimba en disant qu’il est incapable de diriger le Gabon à cause de sa maladie.
Le journal en ligne est suspendu pour un mois par la Haute autorité de la communication (HAC). Il est accusé d’avoir envoyé une charge qui ne soit pas du goût de cette institution et des autorités du pays.
Le président de la HAC par intérim Jean-Louis Mabendi n’a pas hésité de suspendre le journal en ligne 7joursinfo.com
L’article du journal « Ali Bongo perd la boussole et son comportement le prouve chaque jour un peu plus » est à l’origine de cette suspension.
En effet, l’article 55 de la loi organique de la HAC lui permet de décider seul sans réunir le collège des neuf membres de l’organe de régulation de la communication audiovisuelle et écrite au Gabon.
C’est devenu un moyen pour cette institution de contraindre les médias à ne pas avoir une ligne éditoriale très dure vis-a-vis des tenants du pouvoir.
Les nombreuses victimes de cette institution ont toujours été les médias non alignés sur une vision des choses du pouvoir de Libreville. Le média suspendu aujourd’hui serait en conflit direct avec les médias soutenus par la présidence de la République.
Il accuserait celui-ci d’être de l’opposition alors qu’il n’est qu’un média libre sans adhésion à un quelconque parti politique au Gabon.
La « Hache » a encore frappé, ce nom lui a été attribué par les médias libres qui ont remarqué que cette institution est plus complaisante avec les médias du pouvoir, même lorsqu’ils s’attaquent aux opposants ou d’autres citoyens comme les membres de la société civile, elle reste silencieuse. Pour preuve, certains médias auraient même menacés de faire passer un mauvais quart d’heure aux journalistes de 7 Jours Infos s’ils n’arrêtaient pas de critiquer un des proches collaborateurs du président de la République.
Dans tous les cas, la liberté d’informer au Gabon a encore des classes à faire pour que les journalistes soient véritablement libres.












































