Le 07 octobre 2026 n’est pas une simple date administrative. Cette échéance concerne la régularisation de dossiers liés aux 1700 milliards de FCFA de débets et d’amendes. La Cour des comptes les a évoqués. Ainsi, une question brûlante surgit : l’État sait-il protéger, récupérer et sanctuariser la richesse collective ? Elle ressemble à un miroir tendu à l’État.
En effet, « le chiffre de 1700 milliards de FCFA donne le vertige ». Pourtant, la lutte contre la corruption ne se mesure pas au nombre de rapports. Elle ne se mesure pas non plus à la solennité des annonces. Elle se mesure quand le constat devient action. Les rapports s’empilent, mais les actes restent attendus au point où celui qui les a évoqués a été évincé le 16 septembre 2026 lors du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM). Il s’agissait du Premier président de la Cour des Comptes Alex Euv Moutsiangou.
Des réponses précises plutôt que des slogans
Désormais, des questions précises méritent des réponses. Combien de sommes sont recouvrables ? Combien l’État en a-t-il déjà récupéré avant le 07 octobre 2026 des 1700 milliards détournés ? Quels dossiers restent en attente ? Par ailleurs, quelles procédures s’engagent lorsque des faits relèvent du pénal ? Ces interrogations guident désormais le débat public. Elles exigent des chiffres et des dates.
Certes, « ces questions ne constituent pas une chasse aux sorcières ». Elles relèvent de la reddition des comptes. De plus, un débet ne vaut pas condamnation pénale. Chaque responsabilité exige le respect des procédures et des droits. Cette prudence juridique protège ainsi l’équité du processus. Toutefois, « cette exigence juridique ne doit pas devenir le paravent de l’inaction ».
La sanction, bouclier du bien commun
Sanctionner, c’est protéger la règle commune, non se venger. Quand un responsable public touche aux ressources de l’État, la collectivité entière trinque. Un franc disparu ne finance ni école, ni hôpital, ni route. En somme, « l’argent public n’est pas un butin disponible pour quelques-uns ». Cette fermeté rassure aussi les citoyens comme un phare.
Voilà pourquoi la sanction fixe une limite. Elle rappelle que « gérer n’est pas posséder, administrer n’est pas disposer ». Exercer une fonction publique n’ouvre aucun droit sur le patrimoine national. Cette limite sépare le service public de l’appropriation. Ainsi, la sanction agit comme une digue contre la tentation.
Sanctuariser la richesse collective
La bonne gouvernance commence précisément ici. Un État peut attirer des investisseurs et multiplier les projets. Cependant, si ses ressources fuient, « il construit d’une main et laisse fuir de l’autre ». La prospérité dépend donc aussi de la capacité à empêcher la soustraction de richesse. Sans protection, la richesse devient un seau percé.
Chaque somme recouvrée peut retourner à l’intérêt général. Chaque responsabilité reconnue renforce la confiance. Chaque sanction prononcée conformément à la loi restaure l’idée que la République appartient à tous. Dès lors, la sanction devient un instrument de prospérité collective. Ce chemin exige rigueur, constance et transparence, jour après jour.
Le 8 octobre, les questions resteront
Au lendemain de l’échéance du 07 octobre 2026, les Gabonais attendent des réponses : combien a-t-on récupéré, quelles procédures avancent, quel calendrier ? Surtout, « le silence ne saurait constituer une politique publique ». Finalement, « un pays ne devient pas riche uniquement parce qu’il possède des ressources ». Il devient prospère en les protégeant.












































