Dans une tribune libre publiée ce jour sur sa page Facebook, l’ancien ministre du Commerce et ancien président de la ZLECAF, Yves Fernand Manfoumbi, s’est exprimé avec force sur l’initiative conjointe entre la Zone de libre-échange continentale africaine et Google, visant à former 7.500 PME africaines aux compétences numériques et à l’intelligence artificielle. Pour lui, cette coopération représente bien plus qu’un simple programme : elle incarne « une avancée majeure pour l’intégration économique du continent » et s’inscrit pleinement dans « l’ambition que j’ai toujours portée au sein de la ZLECAF : donner aux entrepreneurs africains les moyens d’être compétitifs, innovants et souverains dans l’économie du futur ».
Toutefois, dans son analyse, Yves Fernand Manfoumbi souligne une préoccupation qui, selon lui, ne peut être ignorée. Il affirme que « le Gabon ne fait pas partie des pays sélectionnés », un constat qu’il qualifie de signal d’alarme pour l’avenir économique national. À travers cette interpellation, il pointe la nécessité urgente de transformer l’écosystème entrepreneurial local, regrettant que « notre pays reste en marge d’initiatives structurantes susceptibles de renforcer la compétitivité de nos PME ».
Face à cet état de fait, l’ancien ministre invite fermement les autorités à agir. Il appelle ainsi les décideurs économiques et le gouvernement à « accélérer les réformes », à « renforcer l’écosystème entrepreneurial » et à « soutenir nos PME avec ambition et constance ». Pour lui, la non-sélection du Gabon ne doit pas être perçue comme une fatalité mais comme un puissant électrochoc, une opportunité pour repenser les stratégies nationales d’accompagnement des entrepreneurs.
Yves Fernand Manfoumbi insiste sur le fait que « le potentiel du Gabon est immense » et que le pays ne doit en aucun cas « rester en marge des grandes dynamiques qui façonnent l’Afrique de demain ». Dans cette perspective, il exhorte à une mobilisation générale afin de permettre aux entrepreneurs gabonais d’accéder eux aussi à ces opportunités déterminantes pour l’avenir économique du continent.
À travers cette tribune, l’ancien président de la ZLECAF invite donc à une prise de conscience collective et à un sursaut national, convaincu que les PME gabonaises peuvent se hisser au niveau des standards continentaux si les conditions adéquates sont réunies. Il conclut en réaffirmant la nécessité de « donner à nos entrepreneurs les outils qui garantiront leur compétitivité dans l’économie numérique mondiale ».









































