Ce 31 janvier 2022, le monde politico-diplomatique mondial a constaté que dans le conflit qui oppose la Russie aux États-Unis sur l’Ukrainien, au siège de l’organisation des Nation unies (ONU), le Gabon s’est abstenu de voter lors de la session de l’ONU. Il s’agissait d’empêcher la Russie de pénétrer sur le territoire Ukrainien. C’est un vote qui a indubitablement favorisé le camp russe.
Après que les Russes aient bataillé fort vainement pour empêcher le bon déroulement de la session du Conseil de sécurité de l’ONU le 31 janvier dernier, demandée par les États-Unis, elle a finalement eu lieu car 10 pays sur les 15 membres du Conseil ont voté en sa faveur.
Cependant, la Russie et la Chine s’y sont opposées, le Gabon, l’Inde et le Kenya se sont abstenus. La Russie a remercié les pays qui se sont opposés ou se sont abstenus lors du vote pour discuter de la proposition. Cette posture d’abstention a donc permis de favoriser la Russie.

« Nous avons pris connaissance d’informations relatives à une importante mobilisation de la Russie aux frontières de l’Ukraine laissant présager l’imminence d’une action militaire. Nous avons également observé une véritable effervescence des partenaires de l’Ukraine avec un déploiement de moyens financiers importants et d’équipements militaires, notant l’escalade verbale et la tension qui en découlent ainsi que l’importante activité diplomatique qui se traduit par différentes initiatives dont le format de Normandie » , a expliqué Michel Xavier Biang, le représentant permanent du Gabon auprès de l’ONU.
Mais le Gabon s’est abstenu lors du vote du conseil de sécurité à New-York, au siège de l’ONU, pour empêcher la Russie de pénétrer sur le territoire Ukrainien, faisant le choix d’inviter les parties prenantes au dialogue et à la retenue.
Pour Michel Xavier Biang, il est grand temps que la diplomatie soit activée à son plus haut niveau afin de sortir de cette impasse. « La force du Conseil réside dans son unité, et non dans la fragmentation », a-t-il ajouté.
À ce sujet, la Russie n’a pas manqué de remercier les pays qui ont voté contre où qui se sont abstenus.
Cette posture va à l’encontre des attentes des partenaires occidentaux. Certains d’entre eux ont du mal à s’accorder avec quelques pays francophones, notamment la France.


























