Le Gabon, à la veille des élections générales 2023, ne rassure pas les nombreux observateurs nationaux et internationaux sur la transparence électorale. Pour cause, le réseau panafricain de recherche par sondage Afrobarometer a établi un classement qui positionne le Gabon au rang de dernier pays sur 34 africains en termes de transparence électorale.
En effet, cette étude d’Afrobarometer, citée par notre confrère de Gabon media time, conforte les récriminations faites par les opposants et la société civile sur les dernières initiatives du Centre gabonais des élections (CGE) quant à l’organisation des élections générales au Gabon.
N’en déplaise au gouvernement d’Alain Claude Bilie-By-Nze, qui jette l’anathème sur l’opposition, pourtant n’ayant pas participé comme il veut le faire croire à la composition du bureau du CGE, le verdicte d’Afrobarometer est sans complaisance: « sur les 34 pays où la question sur la crédibilité des élections a été posée en 2021/2022, le Gabon est le premier pays où les élections sont perçues comme n’étant pas libres et transparentes ».
Notre confrère, en s’appuyant toujours sur ce sondage, ajoute : « Afrobarometer dans sa parution du 1er août 2023 révèle que le Gabon est le moins bon élève en Afrique pour ce qui est de la transparence électorale. Une triste 34ème place sur 34 États scrutés ».
Les données consolidées fixent à 72%, le piètre score de notre pays. Il s’agit de deux fois plus élevé que la moyenne continentale qui oscille à 34%. Les personnes ayant contribué à ce sondage ont répondu à la question.
Au regard de cette étude, tous les vuvuzeleurs du pouvoir et qui semblent cautionner tout au nom de la conservation du pouvoir devraient savoir que la démocratie est avant tout le respect du choix du peuple et l’élaboration des règles acceptables par tous. C’est donc une lapalissade de dire que les règles du jeu démocratique ne sont pas la tasse de thé des autorités en charge de l’organisation des élections au Gabon. Pour preuve, le bulletin unique et tous les candidats n’auront pas leurs représentants dans les bureaux de vote, un recul démocratique ne garantissant nullement les élections aux lendemains apaisés, bien au contraire, ces initiatives portent les germes des résultats électoraux discordants.
Déjà contesté dès son choix comme président du CGE, car membre du PDG bien avant sa gestion de l’organe en charge des élections, Michel Stéphane Bonda, assisté par tout son collège, conforte son rejet par l’opinion nationale, à cause de ses nombreuses initiatives polémiques quant au déroulement des élections.
Cette nouvelle information communiquée par Afrobarometer, sur l’absence de transparence électorale au Gabon, est donc un coup de massue pour ceux qui croient que tout s’organise dans la transparence, à quelques jours du déroulement élections générales.


























