Le lundi 15 décembre, l’Assemblée nationale a adopté la taxe forfaitaire d’habitation, présentée par le gouvernement comme un instrument de mobilisation des recettes publiques. Mais l’élu de la Zadié-Mekambo, Fiacre Mpako Ngoma, membre de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), s’est clairement opposé à cette mesure, allant jusqu’à appeler ses concitoyens à la rejeter. Son parti a prononcé sa suspension, estimant qu’il avait rompu avec la discipline collective.
Pour la direction de l’UDB, l’attitude du député Fiacre Mpako Ngoma fragilise la cohésion interne et la crédibilité de la formation. Mais pour beaucoup, cette sanction illustre une dérive autoritaire des partis politiques. Comme le souligne Passy : « Ce député a voté en fonction des aspirations de son peuple. Ce qui est normal à mon sens. »
La suspension du député Fiacre Mpako Ngoma a suscité une vague de critiques. Edou s’interroge : « C’est quoi son crime ? D’avoir protégé le peuple qui l’a élu ? » Lionel, de son côté, rappelle le rôle fondamental des parlementaires : « Les députés parlent au nom du peuple oui ou non ? Il a juste exprimé les désirs du peuple qu’il représente à l’Assemblée, pourquoi cette suspension ? »
Cette affaire met en lumière une tension récurrente dans la jeune démocratie gabonaise.
La taxe d’habitation est critiquée pour son impact disproportionné sur les foyers modestes, notamment en zone rurale.
La démocratie interne des partis : la sanction interroge sur la capacité des formations politiques à tolérer la dissidence et à intégrer des voix divergentes.
Les enjeux à venir
La décision de l’UDB pourrait avoir des répercussions durables :
Elle risque d’alimenter la défiance des citoyens envers les institutions.
Elle pourrait ouvrir un débat national sur la place des parlementaires dans le système politique gabonais.
Elle pose enfin une question cruciale : dans une démocratie, la discipline partisane doit-elle primer sur la liberté de mandat, ou l’inverse ?


























