Le 19 octobre 2026, l’Assemblée nationale du Gabon a franchi un cap décisif. Son président, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a lancé une nouvelle phase de digitalisation. L’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF) soutient ce projet. Ainsi, cette initiative prolonge le chantier de modernisation ouvert depuis son élection au perchoir, le 17 novembre 2025. De plus, une remise symbolique de tablettes numériques a marqué la cérémonie de lancement.
Au cœur du dispositif, la plateforme de Gestion des travaux législatifs de l’Assemblée nationale (GTLAN) occupe une place centrale. Elle simplifie les procédures et fluidifie la circulation des documents. En outre, elle facilite la collaboration entre les députés. Par conséquent, leurs habitudes de travail évolueront progressivement. Le président de l’Assemblée l’affirme clairement. « À l’heure du numérique, notre Parlement ne pouvait rester en marge de cette dynamique », a-t-il déclaré. Il veut donc adapter l’institution aux exigences de son époque.
Des formations pour accompagner les députés
Cependant, l’innovation ne se limite pas aux équipements. Sous la conduite d’Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, directeur général de l’ANINF, les experts de l’agence ont formé les élus. Ces formations se sont achevées le 20 octobre. Au programme figuraient l’accès à GTLAN et l’examen des textes en commission. Ensuite, les participants ont appris à suivre les auditions gouvernementales. Enfin, ils ont découvert le traitement collaboratif des amendements en temps réel.
ANINF Academy et cybersécurité

Par ailleurs, cette démarche s’inscrit dans un travail de fond auprès des administrations publiques. Grâce à ANINF Academy, l’agence favorise l’appropriation des outils numériques par les agents de l’État. De surcroît, son partenariat avec MITRE renforce leurs compétences en cybersécurité. Les agents apprennent aussi à protéger les systèmes d’information. Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki met ainsi en avant une expertise qui allie technologie, formation et accompagnement. Cette méthode consolide le rôle de l’ANINF dans la modernisation des services publics.
Des bénéfices attendus pour le Parlement
Concrètement, cette numérisation devrait réduire les délais de traitement des textes. En effet, les échanges de documents deviennent plus rapides et plus sûrs. Par ailleurs, les commissions gagnent en clarté lors de l’examen des amendements. Les députés peuvent également suivre l’avancement des dossiers à distance. Néanmoins, le succès du projet dépendra de l’usage quotidien de l’outil. C’est pourquoi l’accompagnement des utilisateurs restera essentiel dans la durée.
Une vision tournée vers la souveraineté numérique
Enfin, cette mobilisation répond à la vision du Président de la République, Brice-Clotaire Oligui Nguema. Selon lui, le numérique constitue un levier pour une administration plus performante et souveraine. Désormais, les députés disposent d’un nouvel instrument pour gagner en efficacité. Pour l’ANINF, cette étape illustre une ambition plus large. Elle souhaite accompagner durablement les institutions gabonaises vers la souveraineté numérique. Dès lors, le Gabon renforce son image d’État résolument tourné vers l’innovation. Par ailleurs, d’autres institutions pourraient s’inspirer de cette expérience très réussie. Ainsi, la transformation numérique s’installe durablement dans le paysage institutionnel gabonais.












































