Une trentaine de dirigeants africains et européens se réunissent ce mardi à Paris avec les grandes institutions financières internationales. Ce sommet est organisé par la France pour empêcher au maximum possible l’asphyxie financière aux pays africains née de la pandémie de la Covid-19. On remarque l’absence notoire du président gabonais Ali Bongo qui n’a pas été invité par l’Elysée.
Comme nous le savons tous, l’Afrique n’a pas connu l’hécatombe tant annoncée par certains responsables occidentaux par rapport à la crise sanitaire de la Covid-19. Au contraire, c’est le continent ayant enregistré le moins de morts, 130 000 décès sur un total de 3,4 millions à l’échelle mondiale. Toutefois, elle sort frappée par une crise financière, la plus grave en 25 ans.
En effet, deux articulations vont marquer ce sommet, organisé sous l’égide du président Emmanuel Macron, l’une sur le « financement et le traitement de la dette » publique, l’autre sur « le secteur privé africain ».
A l’issue de ce sommet, il y aura une conférence de presse du président français, Emmanuel Macron, avec le président de la République démocratique du Congo congolais), par ailleurs président de l’Union africaine (UA), Félix Tshisekedi.
Malgré la croissance enregistrée ces dernières années, on estime qu’en 2021, 39 millions d’Africains pourraient tomber dans l’extrême pauvreté, selon la Banque africaine de développement.
Plusieurs chefs d’Etat et responsables sont présents au sommet, sauf Ali Bongo Ondimba, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et Paul Biya n’ont pas reçu d’invitation dans la sous-région. Or, même Mahamat Idriss Déby, le président de la transition au Tchad, est représenté par son Premier ministre, Albert Pahimi Padacké.
Dans la liste, Denis Sassou Nguesso du Congo est bien présent. C’est donc dire que la zone CEMAC est représentée par le Congo et le Tchad seulement. Or, nous connaissons les enjeux de la France dans cet espace économique.
Le président gabonais, généralement présent dans ce genre d’évènement, a été exclu par son ami Emmanuel Macron.
Cette mise à l’écart, un message plein de sens, fait déjà couler beaucoup d’encre et de salive dans l’opinion.


























