Le bras de fer entre le ministère de l’Education nationale et les enseignants syndicalistes grévistes a pris une autre dimension. Le ministre de tutelle a décidé unilatéralement la suspension de solde et la radiation des enseignants syndicalistes en grève depuis la rentrée scolaire 2021-2022. Pour leur part, les syndicalistes ont répondu devant la presse qu’ils continuent leur grève générale illimitée, une manière de cracher sur les mesures prises par le ministre Patrick Mouguiama Daouda.
Suite aux menaces de Patrick Mouguiama Daouda de suspendre le solde des enseignants grévistes et de procéder à une radiation complète de la Fonction publique gabonaise, les syndicalistes ne se sont pas fait prier pour répondre. Les membres de la Coalition Sena/Conasysed ont craché sur les menaces de leur ministre de tutelle et décidé de poursuivre tout simplement leur grève générale illimitée car selon la Coalition il y a violation des textes par le ministre.
La grève se poursuit « Oui monsieur le ministre, les enseignants désabusés attendent des réponses concrètes. Votre projet de radier les enseignants relève de la pure démagogie car il risque de se heurter lourdement aux dispositions légales qui encadrent la gestion de l’agent public », a déclaré Fridolin Mve Messa. « Dans cette veine, il n’est pas inutile de rappeler que la grève n’est ni une faute professionnelle ni un délit encore moins un crime. Vous ne parviendrez nullement par les menaces, par les intimidations, à endiguer la vague de colère, d’indignation et de protestation qui gagne l’ensemble des enseignants du Gabon », a-t-il poursuivi.
La grève continue malgré les nouvelles menaces des autorités gabonaises qui font un chantage insidieux sur le salaire des enseignants et désormais la radiation pour les grévistes.
Les autorités gabonaises notamment ceux de l’Education nationale avaient déjà tenté le mois passé de réduire le mouvement de grève en les mettant sous bons de caisse des grévistes. Les grévistes réclament désormais leurs bons de caisse dont la rétention devient illégale d’après eux.
Pour Fridolin Mve Messa, le porte-parole de cette coalition, la situation est loin de celle décrite par les autorités. Les enseignants ont relevé 682 dossiers en attente de régulation contre les 390 avancés officiellement par le gouvernement.
Pour rappel, les 6 points prioritaires de leurs revendications : la signature de l’arrêté organisant le concours interne ENS/ENI, la commission ministérielle d’examen des dossiers des enseignants en activité (pour les avancés et les reclassements), l’audience avec le Premier ministre, la mise en place d’un guichet spécial chargé de l’accélération du traitement des situations administratives au regard de leur nombre, le renforcement du dispositif sanitaire Covid-19 dans les établissements et les nominations des autres personnels de l’éducation nationale y compris les chefs d’établissement en conseil des ministres.
Ils ont prévu une grève pour ce samedi à l’école Martine Oulabou.
Dans tous les cas, plusieurs ministres du gouvernement actuel ont prouvé leur incapacité à résoudre les problèmes des Gabonais, notamment le Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda, Patrick Mouguiama Daouda, Sosthène Ossoungou Dibangoye, Nicole Janine Roboty épse Mbou, Vincent de Paul Massassa et Lee White. Ce qui est sûr c’est que leur maintien au gouvernement va bien desservir le président de la République pour 2023.












































