Très attendu ce mercredi 20 juillet 2022, le verdict du procès de l’ancien Administrateur directeur général (ADG) de Gabon Oil Company (GOC), Patrichi Tanasa, contre l’Etat gabonais, le ministère public veut une peine sévère de 15 ans d’emprisonnement et 100 millions d’amende pour l’accusé Patrichi Tanasa pour détournement de fonds publics, de complicité de détournement de fonds publics et de blanchiment des capitaux.
« Le ministère public plaide pour 15 ans de réclusion criminelle et 100 millions d’amende contre Christian Patrichi Tanasa Mbadinga », selon une source citée par notre confrère de GMT.
Pour l’Etat gabonais, l’ancien Administrateur directeur général de Gabon Oil Company est accusé d’avoir participé au blanchiment d’argent . Ce détournement aurait été organisé par les proches de Brice Laccruche Alihanga. C’est une peine lourde que le ministère public veut que l’ancien proche du directeur de cabinet du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba subisse.
Dans sa déclaration devant le tribunal, sur les différents soutiens qui ont bénéficié des largesses venant de ces détournements d’argent il a mentionné la présidence de la République. Il s’agit de la la Fondation Sylvia Bongo Ondimba pour la Famille (FSBO) qui a bénéficié à deux reprises d’un soutien de 650 millions de FCFA pour les éditions 2018 et 2019 de la campagne Octobre Rose. Il y a eu aussi la Ligue nationale de football (1 milliard de FCFA de sponsoring).
Lorsqu’il a été interrogé sur le fait de n’avoir pas refusé le financement de la fondation de la première dame, il a dit que même un refus bien légitime avec toute la courtoisie qui soit lui aurait coûté de se retrouver en prison plus tôt que lorsqu’il a été interpellé en novembre 2019, apprend-on.
Toujours dans la même veine, le ministère public a aussi requis à la Cour de céans de condamner le directeur général adjoint de Gabon Oil Marketing (GOM) à 10 ans de réclusion criminelle et 3 ans pour l’ancien Trésorier de Gabon Oil Company. Aussi, les 3 individus devront « solidairement » verser 20 milliards de FCFA à l’État.
Les conseils des accusés bataillent fortement pour réduire les peines de leurs clients.


























