À Makokou, la macabre découverte d’une femme portée disparue depuis trois semaines ébranle la communauté. Le corps de Mélanie Prisca Elsa Nyassagha Ebiaghe, gabonaise de 32 ans, a été retrouvé le 11 novembre 2024, enterré dans le quartier Mboula, dans le 2e arrondissement de la commune. La défunte, qui était enceinte de plus de trois mois, avait quitté Koumameyong pour se rendre à Makokou, où elle aurait sollicité les services d’un assistant infirmier pour un avortement clandestin.
D’après les informations relayées par 7joursinfo , la jeune femme se serait adressée à Gérard Dimitri Bidza Biyoghe, infirmier au Centre Hospitalier Régional Omar Bongo Ondimba, pour interrompre sa grossesse. Ce dernier aurait alors administré des produits médicaux en vue d’un avortement. Cependant, la procédure aurait rapidement pris une tournure dramatique. Comme l’indique 7joursinfo , « la situation aurait dégénéré lors de l’administration des substances médicales », entraînant le décès de la jeune femme.
Face à ce drame, Bidza Biyoghe aurait pris la décision de « dissimuler le corps » pour effacer toute preuve de son implication. Il aurait enterré la dépouille de la victime à environ deux kilomètres dans la forêt, tentant ainsi de dissimuler les traces de son acte. Mais les enquêteurs de la police d’enquête judiciaire, informés de la disparition, ont réussi à retracer les derniers contacts de la victime, ce qui les a conduits jusqu’à Bidza Biyoghe.
Arrêté le 10 novembre, l’infirmier a rapidement annoncé sa participation à cet acte dramatique, selon les déclarations de la police. Il pourrait être poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, y compris « avortement clandestin » et « dissimulation de cadavre ». L’exhumation du corps de Mélanie Prisca Elsa Nyassagha Ebiaghe, a ensuite permis de le déposer dans une maison de pompe funèbre, offrant ainsi à la famille un lieu où lui rendre hommage.












































