La Cour constitutionnelle du Gabon a mis un terme à l’incertitude entourant la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2025. À l’issue de son audience du vendredi 21 mars, l’institution a validé les recours de quatre candidats écartés dans un premier temps à la présidentielle par la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER), organe rattaché au ministère de l’Intérieur. Il s’agit de Thierry Yvon Michel Ngoma, Alain Simplice Boungoueres, Zenaba Gninga Chaning et Axel Stophène Ibinga Ibinga. Ces derniers intègrent ainsi la liste des candidats officiellement en lice.
Leur admission porte à huit le nombre total de personnalités habilitées à se présenter au scrutin présidentiel, aux côtés notamment du général Brice Clotaire Oligui Nguema, chef de la transition et candidat favori. Toutefois, la juridiction suprême a rejeté d’autres requêtes, notamment celle de Jean-Rémy Yama, ancien syndicaliste de premier plan et figure marquante de la société civile et de Michel Ongoundou Loundah, ancien opposant au régime Bongo et président d’une autre branche de RÉAGIR.
Libéré peu après la chute du régime d’Ali Bongo, Jean-Rémy Yama nourrissait l’ambition de participer à la refondation politique du pays par la voie électorale. Son dossier, recalé par la CNOCER, faisait l’objet d’un recours devant la Cour. Le principal obstacle relevé fut l’absence, dans un premier temps, du certificat de naissance d’un de ses parents, exigé pour attester de sa nationalité gabonaise d’origine. Après de multiples efforts de sa famille, le document de sa mère avait finalement été retrouvé et annexé au dossier.
Malgré cette pièce jugée essentielle, la Cour constitutionnelle a maintenu le rejet de sa candidature, sans en détailler publiquement les motifs. Cette décision scelle ainsi l’exclusion de Jean-Rémy Yama de la course présidentielle, au grand dam de ses partisans qui espéraient son retour sur la scène politique nationale.
Avec désormais huit candidats en lice, la campagne s’annonce intense dans un contexte de transition politique et d’aspiration populaire au renouveau. Le pays entre ainsi dans une nouvelle phase électorale déterminante, marquée par un pluralisme affirmé mais également des frustrations chez certains acteurs exclus du processus.
Ces quatre candidats repêchés pour l’élection présidentielle de 2025 devront affronter un obstacle de taille : la bataille de la communication. En effet, leur faible notoriété constitue un handicap majeur, et une simple présence dans les médias publics ne saurait suffire à pallier ce déficit d’image.










































