Selon nos confrères du journal L’Union, la ville de Port-Gentil connaîtra bientôt une avancée significative en matière de justice juvénile. Une prison exclusivement destinée aux mineurs en conflit avec la loi y verra prochainement le jour, conformément aux dispositions de l’article 208 et suivants du Code de l’enfant en République gabonaise. Le lancement officiel des travaux de cette nouvelle structure a été présidé par Jean-Robert Nguema N’nang, marquant une étape importante dans la protection des droits des mineurs incarcérés.
Dans un contexte local souvent marqué par l’insécurité et la violence, où enfants et adultes partagent parfois des cellules surpeuplées, cette prison pour mineurs se veut à la fois un espace de redressement et de réinsertion. Elle répond à un besoin urgent de séparer les jeunes détenus de leurs aînés afin de leur offrir un cadre plus adapté, respectueux de leur dignité et de leur potentiel de réhabilitation.
Ce projet ambitieux est porté par la présidente du tribunal pour enfants de Port-Gentil, Madame Greta Marat-Abyla, qui milite depuis plusieurs années pour l’amélioration des conditions de détention des jeunes. Dès son arrivée en poste, elle avait exprimé son indignation face à la promiscuité et aux conditions déplorables dans lesquelles étaient incarcérés les enfants. Un plaidoyer qu’elle mène depuis quatre ans, et qui trouve aujourd’hui une concrétisation.
La future structure offrira un environnement sécurisé et adapté aux besoins des mineurs : chambres individuelles équipées de douches et sanitaires, réfectoire, salle polyvalente, infirmerie, bureaux pour les agents pénitentiaires, psychologue et travailleurs sociaux. Un mur à double séparation garantira également l’isolement entre filles et garçons. Une aire de jeux est également prévue, favorisant une approche socio-éducative de la détention.
Madame Marat-Abyla a par ailleurs salué les efforts du directeur de la prison centrale, M. Ismaël Ngoussi, et de son équipe, pour leur engagement à améliorer le quotidien des jeunes détenus, notamment par la mise en place d’activités éducatives et l’aménagement d’un espace équipé d’une télévision, favorisant leur réinsertion.


























