L’ambassade de Guinée au Gabon est le théâtre d’une vive agitation depuis quelques jours. Plusieurs ressortissants guinéens vivant à Libreville sont en colère. Ils réclament une somme de 150 millions de FCFA, qu’ils affirment avoir été promise par le président de la transition, Mamady Doumbouya, lors de sa venue au Gabon, le samedi 3 mai 2025, à l’occasion de l’investiture du président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema.
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Ces membres de la diaspora guinéenne soutiennent avec insistance que leur chef d’État ne serait pas reparti les mains vides, et qu’en retour, eux non plus ne devraient pas être laissés sans rien. Selon leurs propos, cet argent aurait été destiné à être partagé entre les ressortissants guinéens mobilisés pour accueillir et accompagner le président jusqu’à l’aéroport. Loin d’être symbolique, cette somme en francs CFA et non en francs guinéens, précisent-ils est désormais au cœur de tensions vives.
Des scènes de protestation ont éclaté devant le portail de l’ambassade, et même à l’intérieur de ses locaux. Les manifestants, visiblement déterminés, refusent de quitter les lieux sans recevoir ce qu’ils estiment leur être dû. Ils réclament une répartition juste et équitable de l’enveloppe présumée. Dans une vidéo devenue virale, l’un des manifestants déclare : « Il va sortir l’argent. Nous-mêmes, on a souffert, on est allés accompagner le président jusqu’à l’aéroport, et maintenant l’ambassade veut bouffer notre argent. Nous tous, nous sommes des ouvriers. »
Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite par l’ambassade de Guinée pour clarifier la situation des 150 millions de FCFA. Les manifestants, comme l’opinion publique, attendent une déclaration pour éclairer leurs compatriotes et, par la même occasion, préserver l’image de cette représentation diplomatique.
Ce type de controverse autour d’une mauvaise répartition de fonds à la suite d’une visite présidentielle n’est malheureusement pas nouveau sur le continent africain. L’attente reste donc suspendue à un droit de réponse officiel qui viendrait démentir ou confirmer ces accusations, qui, pour l’heure, jettent une ombre sur la diplomatie guinéenne au Gabon.


























