La concertation politique organisée le 13 février dernier à la demande du président de la République, Ali Bongo Ondimba, et tant décriée par une majorité de l’opposition gabonaise commence désormais à rendre son verdict final. Le passage du Député, par ailleurs président honoraire, Akoure-Davain chez le président de son parti Les Démocrates, Guy Nzouba Ndama, deux jours après cette grande messe politique à la Gabonaise, a ouvert la boîte de pandore. Plusieurs révélations ont éclaté à la face des Gabonais. Ne dit-on pas que la vérité n’a jamais besoin d’avocats pour la défendre malgré le temps qu’elle peut faire ?
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L’opposition gabonaise, à l’appel d’une concertation politique par le président Ali Bongo Ondimba, s’est fragilisée après les nombreux départs au lendemain de l’élection présidentielle de 2016. La participation à cette concertation politique inattendue, car longtemps demandée par l’opposition et rejetée par le pouvoir, devait répondre à certains préalables comme un comité ad hoc pour préparer les grandes lignes et les objectifs , constitué des représentants de la majorité, de l’opposition et de la société civile; le cadre juridique et physique, rien de tout ce décor planté n’a répondu présent.
Face à cette situation, une partie de l’opposition a refusé d’aller à la concertation politique, car elle estimait n’avoir pas été associée en amont, par conséquent en aval on devait avoir droit à un enfumage, à une escroquerie politique, qui devait la rendre coupable autant que le camp du pouvoir. Elle voyait un guet-apens pouvant rendre les opposants aussi responsables du chaos qui gouverne le pays, à la veille des échéances électorales.
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L’autre frange de l’opposition, la moins importante en termes d’existence et du nombre d’adhérents, a choisi de faire confiance à une issue positive pour la transparence électorale dans le pays. Conscient de la rigueur que certains ont souvent déployée dans leur parti, on pourrait affirmer qu’il s’agissait d’un argument cosmétique, un habillage politique. Ne dit-on pas que la politique se nourrit des habillages, car la première image n’est pas toujours la vraie ?
En effet, chacun devait soulager sa conscience pour participer à cette grande messe de partage d’argent qualifiée de concertation politique où une mort politique était la seule issue. Certains parmi eux refuseraient la politique de la chaise vide, peu importe l’état de la chaise, position davantage soutenue par le proverbe qui dit chez les obamba :“ l’appel de la nation est plus fort que le décès d’une mère”. Tout un argumentaire construit dans une République de verre où tout se voit et se sait depuis le dehors du décor.
Suite à la logique de l’opposition minoritaire, on a fini par enregistrer des responsables et des représentants des partis politiques businessmen ou commerçants, plus soucieux de se remplir les poches, de se faire du bénéfice plutôt que de voir un pays dépouillé de toute absence de transparence électorale, de conflits post-électoraux donc fort démocratiquement.
Le cas des 212 millions de FCFA reçus par l’honorable Séraphin Akure-Davain à l’issue de la concertation politique est la boîte de pandore qui révèle un discours politique de certains aux antipodes de leur vraie nature. Plusieurs se sont érigés en hommes de valeur et en donneurs de leçon, car n’ayant jamais été soumis à une forte pression financière pour céder.
Un des nos lecteurs a décrit la situation de l’honorable Akure-Davain et tous les autres membres du bureau de l’opposition à la concertation politique d’une manière imagée, très chargée d’enseignement : “ Les hommes c’est comme les métaux. A une certaine température, ils fondent. Il faut juste trouver la température de fusion. Pour le cas de l’honorable, “ espoir du peuple gabonais”, ça a été 200 millions de dolès et un véhicule”.
La situation de l’honorable Akure-Davain nous a conduits à comprendre, selon nos investigations qu’il y a eu beaucoup d’argent pour orchestrer une bonne mort politique chez plusieurs qui pensent être toujours debout lorsque Alexandre Barro Chambrier, Paulette Missambo, Mike Jocktane, Bertrand Zibi Abeghe, le parti politique Réagir et d’autres refusent d’assister à cette concertation politique. Au contraire, ils ont renforcé la notoriété de ces derniers en les érigeant en espoir d’une nation en déliquescence, car personne dans le bureau de la concertation n’est sorti avec moins de 100 millions de FCFA. Il est vrai que plusieurs pour mieux maquiller leur forfait ont parlé de 12 millions aux militants de leur parti, mais la vérité était ailleurs. Il y avait le vrai prix de la compromission, comme ne rien faire bouger dans le fond concernant les élections transparentes et ne pas plaider le cas de Nzouba Ndama mis en résidence surveillée.
Dans tous les cas, l’argent de la concertation politique a fini par signer l’arrêt de mort de plusieurs qui croient toujours à une naïveté récurrente des Gabonais. N’oubliez pas que le Gabon est un pays de verre avait dit Omar Bongo Ondimba.










































