Les employés de Siat Gabon ont barré la route nationale à Mitzic. C’est dans le but de se faire entendre de leur tutelle et des plus hautes autorités du pays qu’ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure le samedi 11 novembre 2023.
Les agents de la société spécialisée dans la production de l’Hévéa Siat Gabon à Mitzic sont descendus dans la rue samedi 11 novembre. Ils avaient déjà interpellé l’inspection du travail et la direction générale de la compagnie en septembre dernier, mais rien n’y fit, aucune évolution positive de leur situation n’est observée. Cela a conduit à une descente sur la Route Nationale samedi 11 novembre, qu’ils ont prise d’assaut, perturbant ainsi le trafic sur la route desservant les villes d’Oyem et Bitam avec des pancartes et autres barricades. Ils avaient déjà revendiqué le 11 septembre,un meilleur traitement de la part de leur employeur.
Les agents de Siat Gabon réclament « l’annulation du contrat prestataire, l’ établissement des contrats de travail en confirmé avec le Code du travail en vigueur en République gabonaise, la prise en compte des diplômes des travailleurs lors de l’établissement des contrats, la nationalisation des postes clés, le reclassement des travailleurs, le paiement des arriérés de salaires pour certains travailleurs pour l’année 2020».
Mais aussi des revendications d’ordre sociales comme le traitement de l’eau, l’arrêt des coupures intempestives d’électricité, la réhabilitation des logements, l’entretien des villages et l’approvisionnement des dispensaires du site en produits pharmaceutiques.
On pouvait lire sur certaines pancartes que la compagnie Siat Gabon n’embauche plus depuis 10 ans et qu’elle n’effectue pas de reclassement pour ses employés depuis 20 ans maintenant. Du côté des “accusés » , la direction générale semble faire la sourde d’oreille. Elle n’aurait pas répondu à un courrier qui lui aurait été adressé il y a deux mois. Une aphasie qui a conduit les employés à s’en remettre désormais au président de la Transition, le Général Oligui Nguéma, pour une intervention.
Toutefois, malgré la levée de boucliers du 11 novembre des employés de Siat Gabon, ils se disent être toujours disposés à un accommodement avec la direction générale.
Les ministères de tutelle ne devraient-ils pas faire un recensement des compagnies privées et mener des descentes d’inspection afin de toucher du doigt les réalités des employés gabonais?
Par Breck Fredo Djounga Ngoungoulou


























