Du dimanche 10 au mardi 12 décembre prochain, l’Égypte fera le choix de celui qui sera son président de la République pour les 4 prochaines années. Quatre candidats sont en lice dont le président sortant Abdel Fattah al-Sissi, qui est au pouvoir depuis 2013, il souhaite briguer un troisième mandat. Rappelons que lors des scrutins de 2014 et 2018 le président sortant avait été voté à plus de 96% de voix.
Les observateurs pensent que malgré la grogne sociale, le vote à venir ne sera qu’une formalité tant il est assuré de rempiler.
Les deux figures d’opposition qui entendaient changer la donne, sans réel espoir de l’emporter mais pour porter une voix dissidente au moins le temps de la campagne, sont en prison ou en attente de leur procès. C’est dans un contexte de morosité avec une inflation de plus de 40% que se tiendra cette élection présidentielle.
Alors que la dévaluation de 50% a fait flamber les prix et le secteur privé ne cesse de se contracter. Les subventions publiques, elles, disparaissent les unes après les autres sous la pression du Fonds monétaire international.
Dans ce contexte très particulier, le candidat Hazem Omar a assuré que sa « première décision » s’il était élu serait un « contrôle de l’inflation en supprimant la TVA sur les denrées de base ».
Un autre candidat, Farid Zahran, , a lui promis « la libération de tous les détenus d’opinion », estimés à des milliers et la « suppression des lois liberticides ».
Pour le moment tout est fait de sorte à donner au président de la République sortant une occasion de s’offrir un troisième mandat comme leader de l’Égypte.
Par Max Delys Robaky, stagiaire












































