La présidence de la République a annoncé qu’elle va auditer l’Hôtel de ville à partir du mercredi 24 août 2022. La Mairie centrale de Libreville qui est actuellement dirigée par madame Christine Mba Ndutume epse Mihindou est décriée par six syndicats sur la gouvernance et des accusations de privilégier les nominations au sein de cette administration aux agents de l’extérieur au détriment des cadres de la maison.
Outre ces derniers faits, le Secrétaire général de la mairie de Libreville Dickarado Hans Éme a donné des observations sur la situation des agents grévistes de ce secteur : « au courant de février, les organisations syndicales de la mairie de Libreville ont déposé un préavis de grève. Ces actions qui ont suscité de la part de l’autorité municipale la mise en place d’une commission ad hoc en charge des négociations entre le bureau du conseil municipal et les partenaires sociaux. Les travaux de ladite commission ont été sanctionnés par un protocole d’accord signé des parties » a – t- il indiqué.

Parmi onze points retenus dans le protocole d’accord, deux points ont longuement été débattus : le départ des agents extérieurs à leur administration d’origine et la situation des carrières des agents de la municipalité.
Le moins que l’on puisse dire c’est que l’administration fonctionne sur des textes de loi bien distincts . « En réalité, les syndicalistes voudraient instituer un quota d’accès à certains postes, à certaines fonctions, notamment les fonctions de directeurs généraux, ceci constitue le problème de fond, mais ces quotas ne sont pas prévus par nos textes, ils ne disent pas qu’il faut réserver un quota pour les agents de la municipalité ou de l’État central », a -t- il rajouté.
Selon la porte-parole des syndicalistes en grèves, Dikike Célestine, certaines procédures d’accès à l’administration municipale n’ont été respectées. « Les syndicats qui sont en grève sont au nombre de six organisations syndicales qui ont signé le protocole d’accord avec l’administration, compte tenu que le protocole d’accord n’a été respecté par le conseil municipal, ces organisations syndicales sont entrées en grève et préalablement il y avait un préavis de grève qui a été donné et nous avons signé une trêve de trois mois pour laisser le temps à l’administration de régler les accords signés par les différentes parties », a déclaré la porte-parole des six syndicats et elle a affirmé qu’aucune revendication n’a vu le jour.
Pour les syndicalistes n’ont grévistes : « nous estimons qu’il faut laisser un peu de temps à cette administration qui affiche la volonté de régler progressivement et sereinement l’ensemble des revendications suivant la chronologie arrêtée, nous avons voulu vous rappeler que ses points de revendications ont une incidence financière. Cependant, nous relevons avec satisfaction que certains points ont déjà connu un début exécution et d’autres en cours de résolution », a annoncé Romuald Essame Obame agent municipal, secrétaire général de Dynamique Communale.
Au moins l’opinion est fixée sur la volonté de reprendre le dialogue entre les partenaires sociaux et le conseil municipal de l’Hôtel de ville. « Dans ce sens, des dispositions sont en train d’être prises pour convier les partenaires sociaux à une rencontre urgente afin d’aplanir les points de convergence », a conclu le Secrétaire Général de la Mairie centrale de Libreville.


























