Dans la précipitation du gouvernement Ossouka Raponda à faire fi de la décision en annulation de l’arrêté No 559/PM du 25 novembre 2021 par la Cour constitutionnelle et l’introduisant d’un nouvel arrêté No 685/PM, le ministre de la Fonction publique Madeleine E. Berre, s’est vue usurper son titre de porte-parole du gouvernement par le Conseiller en Communication du ministre de l’Intérieur, Jean Éric Nziengui Mangala. Ce mercredi 29 décembre 2021 elle a repris du service.
Le peuple gabonais a été scandalisé de voir Jean Éric Nziengui Mangala parler au nom du Gouvernement en lieu et place de son porte-parole, le ministre de la Fonction publique, Madeleine Berre. Ce fut une usurpation de titre qui denotait une cacophonie au sommet de l’Etat dans la lutte contre la Covid-19.
Habituée à lire les Conseils des ministres que toute autre communication de grande envergure, Madeleine Berre a repris du service en annonçant que toutes les mesures qui existaient avant le 15 décembre dernier demeurent en vigueur. Cela dit le test ordinaire est PCR gratuit tandis que le VIP reste à 20 000 FCFA.
Cette annonce balaie d’un revers de la main la décision prise de façon unilatérale par la directrice du laboratoire Gahouma, le Colonel Elvire Mbongo Nkama, de faire payer aux citoyens les tests PCR ordinaires à 20 000 FCFA et le VIP à 50 000 FCFA.
Dans d’autres pays plus sérieux que le Gabon, elle aurait été relevée de ses fonctions de directrice du laboratoire Gahouma.
Cette prise de parole de Madeleine Berre montre clairement aux populations la cacophonie qui règne au sommet de l’exécutif de ce pays.
Dans l’opinion, on se pose la question de savoir où est le président de la République. Serait-il plus préoccupé à exprimer sa tristesse face au décès de Desmond Tutu que de régler les problèmes intérieurs ?
Dans tous les cas, le Gabon a besoin d’un président de la République qui tape du point sur la table pour faire cesser ce désordre dans la gouvernance du pays.


























