Libreville le 06 juillet, le Prophète Max Alexandre Ngoua et ses pairs leaders chrétiens ont réuni les médias pour un déjeuner de presse en prélude au colloque chrétien sur la paix au siège du Centre missionnaire les Conquérants (CMC). Il s’agissait de prôner le discours de la paix qui a disparu suite aux nombreuses crises qui menacent chaque jour la stabilité du pays. Ce colloque a lieu du 09 au 10 juillet 2021 et a pour vocation de faire entendre la voix de l’Eglise via le prisme de la paix plurielle pour un mieux vivre-ensemble.
Les membre de la Fédération libre des assemblées et ministère évagélique (Flame) ont constaté, comme de nombreux citoyens gabonais, qu’il existe aujourd’hui une fracture sociale et une discrimination qui animent le vécu quotidien des Gabonais depuis quelques années.
Ainsi, les nombreuses lois adoptées et votées ont causé plus de clivages qu’elles n’ont rapproché les Gabonais. Plusieurs compatriotes ont vu comme une imposition de ces lois puisque jamais consultés. C’est alors que « la cellule familiale fait l’objet de beaucoup de pressions, en ce sens que de nombreuses positions visant à la déstabiliser, la disloquer », a fait remarquer le Prophète Max Alexandre Ngoua. Il a poursuivi en énumérant certaines de ces lois comme « la loi sur la dépénalisation de l’homosexualité, la loi sur la dépénalisation de l’adultère, aujourd’hui l’homme n’est plus le chef de la famille ». Cela traduit donc la fracture sociale.

Par ailleurs, la discrimination née de la pandémie de la Covid-19 prouve que le vaccin tend plus vers une question politique que médicale. De ce fait, nous constatons « qu’au lieu que nous ayons un seul peuple gabonais nous nous trouvons avec deux peuples gabonais: un peuple non vacciné qui vit de 6h à 21h, un peuple vacciné qui vit de 6h à l’autre 6h », a précisé Max Alexandre Ngoua. C’est donc un élément supplémentaire de la fracture sociale partant de la remise en cause de l’unité nationale.
Malgré ce tableau sombre, le colloque chrétien pour la paix a décidé d’apporter sa contribution en ciblant quatre objectifs principaux. Il s’agit de ; remettre au centre de la préoccupation nationale la problématique de la paix ; apporter un apaisement par rapport au climat délétère observé, occasionnant une tension sociale ; faire entendre la conscience chrétienne pour émettre des orientations à l’endroit des dirigeants ; et apporter des propositions concrètes, des suggestions allant dans le cadre de la consolidation de la paix, l’apaisement.
Ainsi, pour atteindre ces objectifs sept (7) types de paix doivent être appliquées. Il s’agit notamment de la paix Tsekada (la justice), la paix Yishuv (le logement et l’habitation), la paix Lamedou (la notion de la connaissance, l’éducation et de la formation), la paix Rophekhaou, la paix Pita (l’agriculture, l’alimentation et de la nourriture), la paix Osherou (les richesses, la prospérité et l’emploi) et la paix Shalom qui est l’absence de guerre.
Pour l’orateur et ses paires la paix ne se résume pas seulement à l’absence de guerre car les autres types de paix susmentionnées sont aussi indispensables que l’absence de conflit armé. On peut dire que ne pas prendre en compte la paix plurielle fragilise indubitablement le bon vivre-ensemble.
Le discours de la paix ne peut être le monopole de la politique, au contraire c’est « l’apanage de l’Eglise de l’Eglise. La Parole de Dieu déclare en Esaïe 9 : 5 que ‘’Jésus serait appelé le Prince de la Paix’’ », a déclaré le Prophète.
Aussi, les hommes de Dieu ont rappelé en disant qu’ « il s’agit d’un colloque inter dénominationel, inter confession religieuse, inter disciplinaire ».
Dans la même veine, ils ont appelé les Gabonais à prendre part à ce colloque chrétien sur la paix, une première dans notre pays.
Contrairement à d’autres rassemblements allant dans ce sens venant des politiques, les hommes de Dieu vont désormais devenir des pèlerins de la Paix dans notre pays. C’est pourquoi un comité de suivi des recommandations sera mis sur pied pour garantir l’application de celles-ci et cela permettra également à l’Eglise d’avoir voix au chapitre dans toutes les questions liées à la paix.












































