Le syndicaliste le plus célèbre et le plus craint dans les milieux politiques gabonais, Jean Rémy Yama a été envoyé en prison depuis le 2 mars 2022, aujourd’hui il écrit aux Gabonais depuis sa cellule de « Sans famille » , la prison centrale. Sa lettre a été lue par le syndicaliste Roger Abessolo Ondo. Le président de Dynamique unitaire ne se reconnaît pas dans tout ce qui lui est reproché.
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Jean Rémy Yama estime qu’il n’a jamais été malhonnête à l’égard de ses collègues. « Je n’ai jamais abusé de la confiance de mes collègues et encore moins détourné des objets ou des valeurs qui m’auraient été confiés »,a-t-il mentionné dans son courrier pour se défendre.
Par ailleurs, il considère qu’il est en prison pour des règlements de comptes relatifs à ses opinions politiques pas toujours en phase avec le pouvoir de Libreville. « Je suis en prison pour des raisons purement politiques et par la volonté de certaines personnes au sommet de l’Etat ».
Pour rappel, le syndicaliste est poursuivi dans le cadre de l’affaire « SCI Serpentin », une société civile immobilière créée par le Syndicat national des enseignants chercheurs (Snec), dans le cadre d’un projet d’aide à la propriété destiné aux enseignants et pour lequel, l’État gabonais avait mis à disposition, un site de 37 ha à Akanda, puis débloqué une enveloppe de 4 milliards de francs CFA pour les travaux de viabilisation du site.
Le 2 mars dernier le leader syndical a été envoyé à sans famille, puis radié des effectifs de la Fonction publique de façon expéditive.
Dans sa lettre, Jean Rémy Yama réitère son innocence face aux fausses accusations à son égard. Il se sent injustement condamné mais garde la foi dans la justice. « Je fais confiance en la justice de mon pays. Même s’il existe des magistrats corrompus, nombreux sont les magistrats qui sont encore intègres et qui ont la crainte de Dieu » a-t-il écrit très confiant.


























