Un terrible accident de la circulation s’est produit en début d’après‑midi de dimanche sur la route de Kango, provoquant d’importants dégâts matériels et un profond émoi parmi les témoins. L’accident, dont les circonstances précises restent à établir, serait dû à une vitesse excessive, selon les premiers éléments recueillis sur place.
La scène, chaotique, révèle l’ampleur du drame : véhicules broyés, tôles déformées, morceaux de pare‑brise éparpillés sur la chaussée… La violence du choc a surpris même les plus habitués de cet axe routier, notoirement dangereux. Le nombre exact de blessés n’est pas encore connu, mais certains ont été évacués en urgence vers des structures médicales.
Ce sont les gendarmes qui sont intervenus en premier et ont assuré seuls la sécurisation du périmètre, l’évacuation des blessés et la régulation de la circulation dans cette zone de Kango. L’absence de sapeurs‑pompiers sur les lieux a été remarquée, compliquant les opérations de secours dans les premières minutes suivant l’impact.
Ce nouveau drame relance la question cruciale de la sécurité routière, une préoccupation récurrente pour le ministre des Transports, Ulrich Mafoumbi, qui ne cesse de rappeler l’importance du respect du code de la route. Le ministre, engagé depuis plusieurs mois dans des campagnes de sensibilisation, pointe régulièrement du doigt les excès de vitesse comme l’un des principaux fléaux sur les routes nationales.
« On ne peut pas continuer à perdre des vies par négligence. La sécurité routière doit devenir une priorité pour tous », déclarait-il récemment lors d’une campagne de sensibilisation à Libreville.
En attendant les conclusions de l’enquête ouverte par les autorités, les habitants de la région et les usagers de la route de Kango sont une nouvelle fois confrontés à la dure réalité des routes gabonaises : celle où, trop souvent, la vitesse tue sans merci plus usagers de la route.
Par Darlyck Ornel Angwe, journaliste stagiaire


























