Le groupe américain Aurion Capital Holdings prévoit d’investir plus de 550 milliards de FCFA dans le Grand Libreville. Son programme Panthera Power vise jusqu’à 450 MW d’électricité à partir du gaz naturel. Ainsi, l’État gabonais, la SEEG et l’investisseur ont signé un protocole d’accord le 8 septembre 2026. Cette signature ouvre une nouvelle étape pour le secteur énergétique. Le projet concerne l’agglomération de la capitale gabonaise.
Le financement total dépasserait 1 milliard de dollars, soit plus de 550 milliards de FCFA. Le programme comprend des centrales au gaz naturel. En outre, il prévoit les infrastructures d’approvisionnement, de transport et de distribution de l’énergie. Cette chaîne complète tend un fil de la source jusqu’à la prise. Par ailleurs, la puissance visée atteint 450 MW. Ce chiffre donne à l’initiative une ampleur considérable.
Selon l’investisseur américain, Aurion Capital et ses partenaires financeraient le projet. L’État ne prendrait aucun engagement financier. De son côté, la SEEG devrait acheter l’électricité produite. Toutefois, ces engagements restent des intentions à confirmer. Le schéma séduit sur le papier, car il allège la pression budgétaire. Les prochains mois diront si l’élan se transforme en contrats solides.
Des annonces aux mégawatts réellement livrés
Le projet s’inscrit dans le Pacte national de l’énergie. Ce pacte national vise 1 100 MW de capacité installée d’ici 2030. De plus, les besoins d’investissement atteignent environ 2 300 milliards de FCFA sur la période 2026-2030. Dès lors, Panthera Power pèserait lourd dans cet objectif national. Autrement dit, la puissance annoncée représente plus du tiers de la cible.
Mais Panthera Power en est encore au stade des études de faisabilité et de structuration. Une annonce ne produit pas encore de courant. Désormais, l’enjeu consiste à mobiliser les capitaux promis. Surtout, il faut transformer ce projet en capacités de production opérationnelles. Une promesse sans mégawatts reste une lampe sans courant. Les études en cours préciseront le calendrier, les coûts et les risques. Aussi, le chemin reste long entre la signature et la première lumière.
La crédibilité se mesurera au courant livré
Pour le Gabon, la crédibilité de la promesse se mesurera aux mégawatts effectivement livrés. Ces mégawatts devront réduire durablement les tensions sur l’approvisionnement électrique. Enfin, seuls les chantiers réellement lancés convaincront pleinement tous les usagers. Les délais strictement tenus rassureront les entreprises et les investisseurs.







































