Dans un récent rapport parlementaire sur le rachat symbolique de la Société nationale des Bois du Gabon (SNBG) par GSEZ, l’honorable Geoffroy Foumboula Libeka, 4ᵉ vice-président de l’Assemblée, pointe du doigt certains médias gabonais pour leur manque de professionnalisme et d’indépendance, donc d’éthique et de déontologie, face aux intérêts économiques. Plutôt que de mener des enquêtes objectives, ces médias semblent défendre les intérêts de GSEZ, compromettant ainsi leur rôle traditionnel de fournir une analyse critique indépendante. Une attitude décriée par Foumboula Libeka qui souligne le contraste avec d’autres pays où la presse joue un rôle plus actif dans la recherche de la vérité.
Cette situation met en lumière des questions fondamentales sur l’intégrité et l’indépendance des médias locaux. Des préoccupations légitimes surgissent quant à savoir si certains journalistes se laissent influencer par des intérêts financiers, compromettant ainsi leur impartialité et leur devoir de fournir une information objective au public. Ces interrogations soulignent l’importance cruciale de maintenir l’indépendance des médias, en particulier dans un contexte de transition politique où la transparence et la responsabilité sont essentielles pour la consolidation des institutions démocratiques.
Foumboula Libeka appelle à une prise de conscience collective sur le rôle vital des médias dans la protection et la restauration des institutions gabonaises. Il souligne la nécessité de comprendre pleinement l’importance de cette restauration et d’agir en conséquence pour protéger et défendre le pays. Ce message résonne avec force dans un pays où la préservation des institutions démocratiques est appelée de tous leurs vœux par les citoyens.
La question de savoir comment garantir l’indépendance des médias face aux pressions de l’argent quand il n’existe pas de véritable modèle économique, reste ouverte. Des réponses innovantes et des réformes institutionnelles pourraient être nécessaires pour renforcer l’autonomie des médias et préserver leur rôle critique dans la société gabonaise.
Dans cette optique, l’enquête parlementaire, dont Geoffroy Foumboula est membre, devrait offrir une opportunité de réfléchir à des mécanismes de financement réel et de régulation de la presse qui favorisent la transparence et la responsabilité dans des questions comme celle de l’affaire GSEZ et SNBG.











































