Le gouvernement gabonais ne veut pas voir la flambée des prix du blé sur le marché mondial comme un obstacle, au contraire, il veut saisir cette augmentation des prix liée à la guerre entre l’Ukraine et la Russie comme une opportunité pour transformer la farine de manioc en substitut du blé. C’est la raison de nombreuses descentes sur le terrain du ministre du Commerce Yves Fernand Manfoumbi afin de voir dans quelle mesure augmenter la production locale du manioc.
Le ministre du Commerce Yves Fernand Manfoumbi et le directeur général du Commerce, Jean François Yanda ont échangé avec le président du Syndicat des boulangers et pâtissiers du Gabon (Syboulga) Jabert Nguembet pour voir dans quelle mesure faire de la farine de manioc un véritable substitut du blé.
En effet la guerre entre les deux pays plus grands producteurs de blé a créé la flambée des prix sur le marché mondial. A mesure que la guerre dure entre l’Ukraine et la Russie, les stocks disséminés dans plusieurs pays s’amenuisent et créé la rareté du blé.
En effet, gouverner, c’est prévoir et c’est dans un esprit d’anticipation, le ministre chargé du Commerce a indiqué que « l’une des solutions alternatives structurellement avantageuse serait d’accroître la production locale de manioc et progressivement substituer à la farine de blé importée à celle du manioc ».
Pour développer au mieux la filière manioc, il faut une meilleure organisation des coopératives agricoles. De ce fait, ce développement réglera plusieurs problèmes à la fois, notamment la lutte contre l’exode rural, la valorisation du produit manioc et la contribution efficace au développement de l’agriculture locale.


























