Le Président du parti Les Démocrates (opposition), Guy Nzouba Ndama a été arrêté et gardé à vue cet après-midi du samedi 17 septembre 2022 à Kabala, premier village gabonais à la frontière avec le Congo, dans le Haut-Ogooué, avec des valises d’argent. Une arrestation savamment orchestrée avec abus car aucune loi de du Code de douane CEMAC ne lui interdit ce transport d’argent.
L’opposant Guy Nzouba Ndama a subi une arrestation aux allures d’humiliation de la part des forces de l’ordre. Il était rentré au Congo Brazzaville où il a reçu de l’argent de la part de certaines autorités de ce pays.
Ainsi, cet argent était mis dans des valises rangé, en liasses attachées avec du papier estampillé BEAC, dans un véhicule pick-up.
Selon les informations recueillies, le montant s’élèverait à 1 milliard 180 millions de FCFA. Cette arrestation spectaculaire prouve que Guy Ndzouba Ndama était savamment espionné.
En effet, l’intransigeance avec laquelle le gendarme l’a séquestré pourrait prouver qu’il était en mission commando.
C’est une arrestation alors qu’aucune loi ne limite la possession de billets de banque entre les états de l’espace CEMAC.
Guy Ndzouba Ndama mériterait-il un tel traitement à l’image d’un brigand ?
Le Code douanier de la CEMAC est pourtant clair : Il n’y a pas de limite de montant à transporter entre les citoyens ou non-résidents des pays de la même communauté monétaire.
Pas de limite de transport d’argent entre les pays CEMAC
Selon l’article 53 du Code des douanes de la CEMAC : « Les voyageurs résidents et non-résidents se rendant d’un pays membre de la BEAC (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, RCA et Tchad) à l’autre peuvent emporter avec eux un montant illimité de billets et pièces de la CEMAC ». Ils sont tout de même tenus de déclarer en douanes « les devises, titres ou valeurs d’un montant supérieur à un million de francs CFA ». Ce qui semble le cas de Guy Ndzouba Ndama, sous peine de payer une amende de 20% du montant appréhendé en cas de non-déclaration.
Cette séquestration à 10 mois de l’élection présidentielle de 2023 semble cacher autre chose qu’une simple infraction.
Dans tous les cas, l’avenir va plus nous donner d’autres informations quant à cette affaire de transport de billet de banque d’un pays à un autre.












































