Dans une nouvelle offensive contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, la Direction générale des services spéciaux (DGSS) a mené une opération majeure tout récemment à Ndjolé, chef-lieu du département de l’Abanga-Bigné, aboutissant à l’interpellation de 12 exploitants de l’orpaillage clandestin, selon les informations que nous rapportent nos confrères du quotidien L’Union.
Une menace persistante pour l’environnement et l’économie
L’orpaillage illégal est une activité en pleine expansion qui entraîne d’importantes conséquences écologiques. En plus de provoquer une déforestation massive, cette exploitation illicite pollue les cours d’eau avec des substances toxiques comme le mercure, affectant la biodiversité et la santé des populations locales.
Par ailleurs, ce commerce de l’orpaillage clandestin prive l’État gabonais de ressources financières essentielles. Selon les autorités, les orpailleurs arrêtés à Ndjolé étaient en possession de 931 grammes d’or, estimés à plus de 50 millions de francs CFA, une perte considérable pour le pays.
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Un réseau bien organisé démantelé
Les enquêteurs ont découvert que certains des orpailleurs opérant sur ce site étaient actifs depuis 2010 et écoulaient leur production à Libreville et à l’étranger. Parmi eux, Fulbert Messi, de nationalité camerounaise, a révélé l’existence d’un vaste réseau impliquant des ressortissants camerounais, nigériens, maliens et ghanéens.
De son côté, Bassoum Mahmad, de nationalité nigérienne, a reconnu fournir aux mineurs des équipements facilitant leur exploitation illégale, aggravant ainsi le phénomène.
Répression et sensibilisation : un combat sur deux fronts
Si ces arrestations constituent une avancée, elles mettent aussi en lumière la nécessité de sensibiliser les populations. De nombreux orpailleurs illégaux, souvent poussés par la précarité économique, ignorent les conséquences environnementales et sanitaires de leur activité.
Le gouvernement devrait donc envisager de renforcer les campagnes d’information, visant à promouvoir des pratiques minières durables et des alternatives économiques viables. De plus, la formation à des techniques d’extraction respectueuses de l’environnement pourrait permettre une transition vers une exploitation aurifère responsable.
L’or saisi lors de cette opération a été remis à l’État via la Société équatoriale des mines (SEM), tandis que les individus interpellés devront répondre de leurs actes devant la justice.
Face à l’ampleur du phénomène, la lutte contre l’orpaillage clandestin doit combiner répression et sensibilisation, afin de préserver l’environnement tout en assurant un développement minier équitable et sécurisé pour l’ensemble du pays.


























