Le samedi 17 décembre 2022, le Rassemblement pour le Gabon (RPG), parti politique de l’opposition, a effectué sa rentrée politique à son siège de la Peyrie tout en appelant à une alternance politique au sommet et pas une élection présidentielle à haut risque.
Dans son propos de circonstance, le président du RPG, Laurent Angue Mezui a appelé à une alternance à la tête du pays pour éviter une élection plus meurtrière et catastrophique que celle de 2016 car les séquelles sont toujours devant nous .
Ce discours semble ne pas être en phase avec les différents états-majors des partis politiques de l’opposition qui affûtent déjà leurs armes pour affronter le candidat du parti au pouvoir.
Cette posture du président du RPG qui appelle à la transition et non à l’élection président est aux antipodes de la position de ses frères et sœurs de l’opposition à la quête d’une candidature unique de l’opposition, un bis repetita de 2016 où Jean Ping avait été le choix d’une frange importante de l’opposition.
Outre cette unité, il y a l’appel à l’unité des certains acteurs majeurs de l’opposition qui appellent les populations à s’inscrire sur les listes électorales le moment venu. Plusieurs parmi eux estiment que 2018 a coûté cher à l’opposition car certaines lois ne seraient pas passées comme une lettre à la poste si leur camp avait totalement pris part aux élections législatives.
Le RPG considère que le climat n’est pas propice à une quelconque élection. Il préconise une transition sur deux ou trois ans avant de parler d’élection présidentielle.
En effet, « Nous déplorons, au lendemain de chaque élection, les pertes en vies humaines et des destructions de biens publics. Nous pensons qu’il est temps que nous puissions soigner le mal à la racine dès le départ, au lieu d’attendre qu’il y ait mort d’homme. Il est temps aujourd’hui que nous puissions nous asseoir pour placer l’intérêt général au-dessus de tous», a souligné Laurent Angué Mezui, qui a poursuivi : « Le Gabon traverse une crise multiforme et multidimensionnelle. Crise tant politique que sociale, économique et morale ». Pour y parvenir, le président du RPG suggère, entre autres : « Un consensus doit se dégager autour de la table et du conclave que nous aurons à organiser, parce qu’il faut d’abord mettre en place un Conseil national de transition et consensuellement, dont les membres vont s’accorder sur celui qui pourra diriger cette transition politique».
La posture de Laurent Angue Mezui, le président du RPG risque de ne pas trouver de preneurs.










































