Germain Ngoyo Moussavou, nommé lors du Conseil des ministres du 10 mars 2022 comme nouveau président de la Haute autorité de la communication (HAC) et quelques heures avant un des porte-paroles du PDG, parti au pouvoir depuis 53 ans, l’impartialité du promu ne peut être de mise vis-à-vis de la presse indépendante.
A 65 ans, Germain Ngoyo Moussavou, le nouveau président de la HAC remplace à ce poste Raphaël Ntoutoume Nkoghé, nommé haut commissaire de la République.
La nomination de ce journaliste de formation pouvait susciter un brin d’espoir car les décisions de l’institution ont souvent été une « HACHE » pour la presse qui prend les libertés vis-à-vis du Palais, du gouvernement et leur action publique mais sa deuxième nomination au Parti démocratique gabonais (PDG) remet en cause l’impartialité qui peut être la sienne dans l’exercice de sa fonction.
Il est vrai qu’il a longtemps été le patron du quotidien pro-gouvernemental L’union et récemment fondateur du journal en ligne Eqconews.org dont l’éditorial a souvent fait des remous chez quelques proches du président. Ces proches du président de la République estimaient qu’il prenait trop de liberté à critiquer leur action publique.
Toutefois, sa double nomination à la tête de ces deux institutions est un mélange de genres. Comment en tant que porte-parole du parti au pouvoir et en même temps président de la Haute autorité de la communication, organe chargé de réguler les médias, pourra-t-il être impartial vis-à-vis de la presse indépendante ? Le conflit d’intérêt est si grand que cette double nomination n’est pas pour une bonne promotion de la liberté de la presse dans notre pays.
La presse a besoin d’un président qui soit focalisé sur l’impartialité de son secteur même si l’impartialité à 100% n’est pas humaine.
Tout le pays le sait, c’est un ami du président de la République Ali Bongo Ondimba mais on aurait pu faire un habillage comme en politique en le laissant tout simplement à la HAC.


























