La restructuration de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (BICIG), après le départ du groupe bancaire français BNP Paribas dont il était filiale, serait sur une bonne trajectoire. La preuve est l’apport financier de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC) avec l’ouverture d’une ligne de crédit de 21,4 milliards de FCFA à Atlantic Financial Group Central and East Africa (AFG CEA). Ces fonds d’un montant de crédit de 21,4 milliards de FCFA (36 millions de dollars) contribueraient à finaliser le rachat de la BICIG par AFG CEA.
La BICIG avait été rachetée par AFG CEA après le départ de la BNP Paribas en 2019, ce conglomérat a obtenu une prise de participation de 52% dans son actionnariat.
C’est ainsi que ces 52% de la prise de participation dans l’actionnariat viennent du Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) à hauteur de 47,04% et de 5% appartenant à l’Etat gabonais.
« Ces fonds permettront au conglomérat de l’investisseur ivoirien Koné Dossongui de finaliser le rachat de la BICIG », peut-on lire sur le site web de financialafrik.
Par ailleurs, cet apport bancaire permettra de « poursuivre l’expansion d’AFG en Afrique centrale et de l’est, les ressources consenties permettront de renforcer les capacités de la BICIG avec notamment l’acquisition d’infrastructures informatiques et de logiciels nécessaires à l’installation d’un nouveau core banking et le financement du développement des solutions digitales en faveur de la clientèle », a précisé notre confrère.
Pour rappel, l’un des faits marquants de l’exercice 2020 est la « décision COBAC D-2020/027 du 15 avril 2020 relative à l’interdiction de distribution des dividendes sur les exercices 2019 à 2021 », indique le rapport de l’Assemblée générale.
Les actionnaires de façon unanime avaient rejeté les raisons de la COBAC. Ils estiment que la banque avait fait des bons résultats et la COBAC ne peut les priver de leurs droits notamment leurs dividendes. « Nous avons investi pour notre épargne pendant notre période de vie active. Plusieurs d’entre nous sommes des retraités et menons déjà une vie précaire et nous ne pouvons accepter ce qui paraît être une dictature de la COBAC », avait déclaré un actionnaire indigné au micro de Gabon Mail Infos.
Depuis plus d’une douzaine d’années les actionnaires n’avaient été privés de leurs dividendes. Ils se sont posés la question de savoir pourquoi c’est à l’entrée du Groupe Atlantique dans leur Banque qu’ils en sont privés? Ils estiment qu’ils méritent un rappel au prochain paiement de leurs dividendes.


























