Libreville, le 3 mars 2026 — Yves Fernand Manfoumbi, vice-président du Parti démocratique gabonais (PDG), a publié ce mardi une tribune sur sa page Facebook officielle pour appeler au dialogue au sein de la formation politique, secouée par une vive querelle entre factions rivales.
La prise de parole intervient après la mise en demeure adressée par un certain Ali Akbar à la direction dite « tendance Blaise Louembe ». Un acte qui, selon Manfoumbi, a « suscité commentaires, interrogations et inquiétudes parmi les militants et au sein de l’opinion ». Sans désigner de responsables, le vice-président a choisi la voie de l’apaisement.
Des divergences « naturelles » mais des risques réels
Manfoumbi reconnaît l’existence de tensions au sein du PDG. « Des divergences existent. Elles sont naturelles dans toute formation politique vivante », écrit-il, avant d’ajouter qu’elles traduisent « des sensibilités différentes, des approches distinctes, voire des lectures stratégiques opposées ». Mais pour lui, ces désaccords ne doivent ni « fracturer durablement » le parti ni « affaiblir son rôle dans le débat national ».
Face au risque d’escalade, il formule un avertissement clair : « La division serait un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre. »
Un appel aux instances et au respect des textes
L’ancien cadre du régime Bongo insiste sur le retour aux règles internes du parti, qu’il présente comme des « garanties de l’équité, de la stabilité et du respect mutuel ». Il demande que « les instances compétentes jouent pleinement leur rôle » et que « les différends soient arbitrés dans le respect des textes et dans un esprit de fraternité politique ».
Son message s’adresse directement aux protagonistes de la crise : « Que chacun accepte de revenir à la table des discussions. » Une formule qui traduit l’urgence d’une médiation interne avant que la fracture ne devienne irréversible.
Le PDG à l’épreuve de la transition gabonaise
Le contexte national rend la crise d’autant plus sensible. Le Gabon est engagé dans une période de transition depuis le coup d’État militaire d’août 2023, qui a renversé Ali Bongo Ondimba. Le PDG, parti au pouvoir pendant plus de cinquante ans, cherche à se repositionner dans ce nouveau paysage politique.
Manfoumbi le vice-président du PDG convoque la mémoire du fondateur Omar Bongo Ondimba et des générations militantes : « De génération en génération, de courant en courant, la flamme est restée allumée. »
Il conclut sur une note résolue : « L’histoire montre que les moments de tension peuvent devenir des moments fondateurs, à condition que le dialogue l’emporte sur la défiance. » Réconciliation, respect des règles, avenir commun : trois axes qui résument l’ambition d’un cadre déterminé à peser sur le destin du PDG.










































