Le président de la Transition, le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui, a réhabilité en septembre dernier la Task force dirigée par Pierre Duro afin de conduire un audit sur la dette intérieure et extérieure du Gabon via les entreprises entreprises. Le travail de M. Duro, malmené par l’ancien régime dont on comprend aisément les raisons aujourd’hui, commence à donner ses premiers résultats lesquels sont déconcertants.
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Les 19 entreprises, qui ont bénéficié de l’aide financière de l’État gabonais des marchés publics pour un montant global de 48 milliards 979 millions 624 mille 065 francs CFA, n’ont pas répondu à la convocation de la Task force jusqu’à présent. Cela malgré les communiqués n°1 et 2 publiés de la Task force.
Le refus de répondre aux communiqués de la Task force n’a pas plu à M. Duro et son équipe qui leur a lancé un dernier rappel dans le communiqué n°5 du 2 novembre 2023. » Nous vous prions de bien vouloir soumettre à la Task force les conventions y afférentes avant le 7 novembre 2023 à 16 heures », a averti Pierre Duro.
Passé ce délais, poursuit le communiqué de la Task force, ces dossiers seront transférés aux services compétents du Procureur de la République pour la suite judiciaire à donner.
La liste des entreprises épinglées avec les montants perçus:
Asset Télécommunication (150 millions),
Bâtiment développement investissement (6 milliards),
Cabinet d’étude IPE et Fils(350 millions),
Équipement Plus Service (300 millions),
Négoce Import (6 milliards),
Développement immobilier (5 milliards 300 millions),
OTO Gabon (7 milliards 524 millions 630 mille),
Excelium (5 milliards 50 millions),
Aelis Voyage (2 milliards),
SCI Fanda (113 millions 897 mille 404),
Compagnie Gabonaise de construction (1 milliards 363 millions 912 mille 669),
Gabon Global (994 millions 106 mille 011),
Gestion Immobilière et Vente (160 millions 234 mille 402),
Entreprise de service et construction ( 2 milliards 931 millions 750 mille 798),
DBS Construction (2 milliards 91 millions 92 mille 772),
Equipe BTP (100 millions),
Jinjiang Jiaxing Group ( 7 milliards),
ADR Services ( 800 millions),
Sogader (750 millions).
Lorsque l’on regarde le nom de ces entreprises de près, on peut s’apercevoir qu’elles ont été bidouillé pour avoir une existence légale afin de pouvoir obtenir des marchés sans répondre à des appels d’offres. Il ne serait pas étonnant d’apprendre que ces entités ont fermé « boutique » et que les propriétaires ont pris la poudre d’escampette.
On peut s’interroger sur les critères d’attribution de ces fonds aux entreprises susmentionnées, mais également de la légèreté de l’État qui octroie des fonds à des entités sans au préalable avoir mené des enquêtes de crédibilité de ces entreprises ou des inspections de leurs activités.
Quelle est la responsabilité de l’État dans cette perte des 48 milliards 979 millions 624 mille 056 francs CFA ?
Par Breck Fredo Ndjounga Ngoungoulou








































