Libreville, 29 septembre 2026. Un séisme secoue le sommet de l’État gabonais. Alors que le gouvernement radie 1473 agents pour abandon de poste, un dossier accusateur ébranle la ministre Laurence Ndong. Cette affaire pose la question de l’exemplarité des institutions.
Le gouvernement brandit le glaive contre les fonctionnaires fantômes. Pourtant, une dénonciation d’une rare précision vise la ministre de la Fonction publique. Laurence Mengue Me Nzogho épouse Ndong devient la cible de ce texte. En effet, le calendrier ne pouvait pas être plus explosif.
Par ailleurs, ce texte s’appuie sur des déclarations publiques de la ministre. Le dossier parle de 21 ans d’anomalies statutaires. Il évoque au moins 13 ans de salaires sans service fait. Ces accusations restent à prouver. Dès lors, la maison peut-elle se purifier si l’un de ses piliers vacille ?
Treize années d’absence, un silence de plomb
Enseignante de SVT à l’origine, elle aurait quitté le Gabon en 2002. Elle serait partie en France. Selon ses propres propos, la procédure de radiation n’aurait commencé qu’en 2015. Cette année-là, elle a quitté le PDG pour rejoindre l’opposition. D’après le dossier, elle n’aurait enseigné que trois ans au Gabon.
Entre 2002 et 2015, le dossier ne relève ni sanction, ni traque, ni mise en demeure. Ainsi, le salaire aurait coulé comme un fleuve tranquille depuis l’étranger. Le texte y voit la marque d’une protection partisane. Ce point demande des preuves. Pourtant, le dossier estime que la loi imposait une réaction bien plus tôt.
Le gel de poste, une fiction qui ne tient pas debout
Certains avancent la thèse du “gel de poste”. Or, selon le dossier, la loi fixe des bornes précises. Après une mise en demeure, la radiation s’imposerait sous trois mois. Autrement dit, le temps n’efface pas l’obligation de sanction.
De plus, le gel de solde serait un pansement provisoire. Sa durée ne dépasserait pas quatre mois. En droit public, la complicité de l’administration ne crée aucun droit acquis. Ainsi, une désertion ne devient jamais un titre de paiement.
Des soupçons pénaux suspendus comme une épée de Damoclès
Le dossier évoque un possible recel de détournement de deniers publics. Il s’interroge aussi sur le dégel de la situation budgétaire. Selon lui, cette procédure exigerait des pièces strictes. Cependant, aucune qualification judiciaire n’est établie à ce jour. La présomption d’innocence demeure. Toutefois, la justice seule peut trancher ces questions.
Sur le plan social, le contraste blesse comme une gifle. Des enseignants vacataires attendent un poste depuis 5, 10 ou 15 ans.. Certes, ce dossier choque, mais il exige des vérifications. Sa version des faits reste à recueillir.
Trois remèdes pour guérir la confiance
Le dossier réclame trois remèdes. D’abord, la Cour des comptes devrait auditer les traitements de 2002 à 2015. Ensuite, le parquet de Libreville devrait examiner l’affaire. Enfin, la ministre devrait se retirer de la restructuration de l’État. Ces demandes visent à préserver la sincérité de la Transition.
L’assainissement de l’État ne peut donc absolument pas être “à géométrie variable”. Que les faits parlent clairement, que les preuves tranchent, que la justice décide sereinement. Ainsi, la radiation des 1473 agents publics apparaîtra comme un acte de justice et non comme une purge arbitraire.












































