Le 16 mai 2026, Libreville a vécu un moment institutionnel fort. Le tribunal de première instance a accueilli la prestation de serment de 107 agents de la Direction générale des impôts (DGI). Familles, autorités administratives et responsables fiscaux étaient présents. Le directeur général Eric Boumah a rehaussé la cérémonie de sa présence.
Une cérémonie solennelle au cœur de la 5ᵉ République
L’événement s’inscrit dans les exigences institutionnelles fondamentales de la 5ᵉ République gabonaise. Les 107 agents des Impôts comprennent 106 inspecteurs centraux et un contrôleur. Ils intègrent désormais la fonction publique en qualité d’officiers de police judiciaire à compétence spéciale.
Leur formation est internationale et reconnue. Ils sont issus de quatre établissements de référence : l’Institut de l’Économie et des Finances (IEF) du Gabon, l’ENAM de Yaoundé, l’Institut de Formation Fiscale et Douanière de Lomé, et l’École nationale des impôts de Clermont-Ferrand en France.
Un serment qui engage pour toute une carrière
Chaque agent a prononcé solennellement la formule consacrée. Elle engage à servir avec loyauté, exactitude et respect des lois. Le président du tribunal, Jean Gaël Ndoubeneni, a ensuite pris la parole. Ses mots étaient clairs et directs.
« Ce serment vous lie, il vous oblige, il vous élève. »
Il a rappelé les valeurs cardinales attendues : probité, impartialité et rigueur. Ces agents auront pour mission de garantir l’équité fiscale. Ils devront également sécuriser les recettes publiques et lutter contre toutes formes de fraude.
Un déploiement immédiat sur l’ensemble du territoire
Dès la fin de la cérémonie, le directeur général Eric Boumah a fixé les priorités. Ces 107 agents des Impôts seront déployés rapidement à travers le pays. Leur mission : couvrir l’intégralité du territoire national.
Par ailleurs, leur rôle dépasse la simple collecte fiscale. Ils accompagneront la digitalisation de l’administration fiscale gabonaise. Auditeurs et fiscalistes contribueront ensemble à doter l’État des ressources nécessaires au développement.
Le parquet rappelle la responsabilité pénale des agents
En clôture, le procureur adjoint Bridon Romaric Bekwissi Itodjangoue a pris la parole. Son message était sans ambiguïté. Il a rappelé que tout manquement serait poursuivi.
« Le parquet de la République n’oublie rien. »
Le serment, a-t-il précisé, protège l’agent intègre. En revanche, il devient un instrument de sanction en cas de trahison. Ce rappel ferme clôture une cérémonie placée sous le signe de la responsabilité.
Un signal fort pour la réforme fiscale au Gabon
En définitive, cette prestation de serment des 107 agents des Impôts n’est pas qu’un acte administratif. Elle traduit la volonté des autorités de moderniser et renforcer le système fiscal gabonais. Cent sept agents formés, assermentés et déployés : c’est un investissement concret dans la souveraineté budgétaire du pays. Le Gabon consolide ainsi les fondations de son redressement économique.


























