Tel un duo de prestidigitateurs de la tromperie, Patrick et Blanchard ont longtemps évolué dans les méandres de l’arnaque, déguisant le mensonge sous les oripeaux de l’autorité. Mais leur théâtre de dupes vient de s’effondrer sous les coups de boutoir de la Direction générale des recherches (DGR), qui a mis fin à une cavale urbaine tissée de faux agents de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) , de la direction générale de concurrence et de la consommation (DGCC) et de la Mairie avec des documents frauduleux.
Ces deux comparses, devenus maîtres dans l’art de l’imposture, se présentaient tour à tour comme agents de la CNSS, de la mairie de Libreville ou encore de la DGCC. Habiles dans l’art de la mystification, ils n’hésitaient pas à arborer des cartes professionnelles confectionnées sur mesure, telles des armures de carton-pâte, pour soutirer de l’argent à des opérateurs économiques crédules, souvent pris au piège de cette mascarade bien huilée.
Leur stratagème, digne des plus grands faussaires, allait jusqu’à s’adosser à la présence ponctuelle de véritables agents de force de sécurité, ajoutant ainsi à leur mise en scène un vernis d’authenticité. Mais l’illusion n’aura pas résisté à l’œil scrutateur de la DGR, qui, après plusieurs semaines de filature, a tendu son filet au niveau du Lycée Mohamed Arissani de Nzeng Ayong, là où les deux imposteurs venaient conclure un nouveau coup.
L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée le 30 décembre 2024, qui a permis de retracer la toile d’arnaques tissée par les deux acolytes. Plusieurs victimes, flouées et exaspérées, ont fini par rompre le silence, précipitant la chute de ces brigands en col blanc.
Aujourd’hui remis à la disposition de leur inspection générale, Patrick et Blanchard, les deux faux agents de la CNSS de la DGCC et de la mairie devront répondre devant la justice des multiples délits d’usurpation, de faux et d’escroquerie qui leur sont reprochés. Leur équipée sauvage, bâtie sur la duperie et la manipulation, s’est heurtée au mur de la loi.
La comédie est terminée ; les masques sont tombés.











































