SOS Prisonniers Gabon a adressé au gouvernement lundi 25 janvier une correspondance lui demandant de lever l’interdiction de visites aux personnes incarcérées. Un droit qui leur a été privé depuis près de dix mois au nom de la lutte contre la Covid-19.
Ce courrier de Lionel Ella Engonga, président de l’association SOS prisonniers, a demandé au gouvernement d’arrêter la privation des droits des prisonniers aux visites. Depuis plusieurs mois, les détenus n’ont plus eu de visites de leurs parents ou de leurs avocats.
« Depuis plus de 9 (neuf) mois, les mineurs incarcérés dans nos prisons n’ont pas pu voir un seul membre de leur famille, des pères et mères de familles de détenus n’ont pu voir leurs proches même les avocats sont privés de visite. Cette interdiction constitue également une entrave au libre exercice de leur travail », a déclaré Lionel Ella Engonga.
Pour le président Lionel Ella Engonga, il y a violation des droits de l’homme face à cette posture du gouvernement prise depuis mars 2020.
« L’interdiction des visites en prison depuis mars 2020 est une violation grave des droits de l’homme et une double peine pour les détenus, déplore Lionel Ella Engonga, président de l’ONG SOS Prisonniers Gabon (SPG), dans une lettre au Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda lui demandant de lever l’interdiction des visites dans les prisons du Gabon », a rappelé le président.
Le président a tenu à faire la démonstration que cette interdiction est unique car partout ailleurs même dans les pays les plus atteints par la Covid-19, les prisonniers ont droits aux visites. « Même dans les pays où le coronavirus fait des milliers de morts, une telle interdiction de visite n’a pas lieu ! » S’est indigné le président Lionel Ella Engonga.
Nous souhaitons vivement que cette interpellation du président Lionel Ella Engonga ne reste pas lettre morte.











































